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Logistique / 44 tonnes
Des transporteurs très mécontents

Les représentants des transports routiers se disent « très mécontents », de l’arbitrage gouvernemental sur le dossier du 44 t. « Avec cette décision, le ministère dénature l'engagement de Nicolas Sarkozy », tempête Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de la FNTPR (Fédération national des transports routiers). Pour la profession, 6 essieux et une liste restrictive de produits, la dérogation étant limitée aux produits agricoles et agroalimentaires, « est la pire option. Le gain de productivité est anéanti !» Cet essieu nécessite un investissement supplémentaire, plus de pneus et engendre une surconsommation de carburant (cf. Le 44 t : la filière satisfaite, en partie). « Cela coûtera même plus cher » que de transporter avec un 40 t. De plus, « nos entreprises ne transportent pas que des produits agricoles. Nous allons donc devoir investir dans du matériel avec des tracteurs à un essieu de plus qui seront aussi utilisés pour les 40 t, dont la rentabilité sera de fait affectée. » Ce choix pose aussi souci au niveau international, alors que seul le Royaume-Uni a opté pour le 44 t à 6 essieux. « Nous serons isolés en Europe et le gain de compétitivité escompté ne sera pas au rendez-vous, y compris avec la tonne concédée par l’Etat. Nous allons même perdre en compétitivité. C’est ce qui nous a conduit à créer un collectif et à adresser à Dominique Bussereau et Bruno Le Maire un courrier, en date du 25 juin, dénonçant la situation. Il est cosigné par la FNSEA, l’Ania, l’AUTF (Association des utilisateurs de transport de fret) et Coop de France. » La profession poursuit les négociations : elle veut porter le délai final à 2021 et étendre « la tonne cadeau » pour porter à 46 voire 47 t la charge totale autorisée, « afin de rétablir un équilibre économique. » Autre demande : l'élargissement de la liste des produits concernés à tous les vracs et l’adoption d’un calendrier pour les autres marchandises.

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