Aller au contenu principal

Relations fournisseurs/distributeurs
Dernière ligne droite pour la LME

Le projet de Loi de Modernisation de l’Economie est entre les mains des députés. Dans un contexte incertain, les fournisseurs restent inquiets

Nouveau Rebondissement. Lancée le 24 avril, la pétition concernant le projet de Loi de Modernisation de l’Economie (LME) a été remise officiellement ce mardi 27 mai à Jean-Paul Charié, député du Loiret et rapporteur de la LME. La date de la remise était symbolique puisque les députés devaient démarrer le même jour l’examen du texte. Une manière de marquer encore une fois les esprits pour les signataires de la pétition, pour « réaffirmer leur attachement à une concurrence loyale, dans le cadre d’un rapport de force très déséquilibré entre plusieurs dizaines de milliers de fournisseurs et sept distributeurs ». Cependant, en raison des retards pris par les débats sur la réforme des institutions, l’examen du projet de loi a été repoussé de 24 heures.

Plus de 7.500 signatures !

La pétition lancée le 24 avril a rassemblé en un peu plus d’un mois plus de 7.500 signatures. Le texte, intitulé « non à l’asphyxie des PME et à la suppression de milliers d’emplois », est une déclaration commune de sept organisations professionnelles : l’Ania, la CGI, la CGPME, Coop de France, l’Ilec, la FNSEA, et enfin la FEEF. Cette mobilisation est une première. Négociants/grossistes, chefs d’entreprises, agriculteurs, coopératives et industriels de l’agroalimentaire se sont unis pour s’ériger contre la LME et surtout condamner la loi Chatel. Principale inquiétude : l’absence d’obligation dans la justification des contreparties. Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA demande ainsi que « le texte soit corrigé afin que les distributeurs aient un minimum d’obligations envers les fournisseurs ».

« Message bien reçu, non pas 5/5 mais 7/7 ! »

Le message a été reçu par Jean-Paul Charié, qui a proposé que le principe « d’obligations » dans les négociations figure dans le texte définitivement adopté, ce qui a apaisé les signataires qui menaçaient de descendre dans la rue. Il a déclaré le 27 mai qu’un « amendement portant sur la création d’un observatoire des prix et des marges devrait être voté lors de l’examen de la loi à l’Assemblée ». Cet amendement a pourtant été rejeté en Commission des affaires économiques, mais le rapporteur l’affirme nécessaire pour « restaurer un équilibre et un bon sens économique ». D’autres amendements seront examinés par les députés. La Coordination rurale propose ainsi deux amendements prévoyant l’interdiction des marges arrières. Le projet de LME a fait coulé beaucoup d’encre, et pas seulement auprès des agriculteurs et des industriels. Même les distributeurs sont mécontents : ils craignent que cette loi ne les pénalise financièrement et estiment que certaines de ces mesures ne favoriseront pas une concurrence accrue.

La majorité estime que cette loi déboucherait sur un regain de croissance de 0,3 point par an et sur la création de 50.000 emplois. Cette réforme est un enjeu majeur pour le gouvernement, et en particulier pour le président. Les deputés vont examiner ce texte jusqu’au 5 juin, tandis que le Sénat débattra à la fin du mois. L’adoption définitive serait prévue début juillet.

Les plus lus

photo d'une moissonneuse dans un champ de céréales.
Dijon Céréales se recentre sur son territoire après une difficile campagne 2024-2025

Une collecte en baisse, des coûts de production en hausse et un marché sous tensions… Fort d’une nouvelle gouvernance, Dijon…

Photo d'un chargement de blé sur une péniche sur la Seine
Marché des céréales : les exportations françaises réalisent un début de campagne encourageant

Le conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer a publié mardi 16 décembre ses bilans céréaliers mensuels. Les…

Graphique prix blé maïs orge France au 22 décembre 2025
Marché des céréales du 22 décembre 2025 - Les cours du blé et du maïs tous en hausse à l’approche de Noël

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 19 et le 22 décembre 2025, expliquée par La Dépêche-Le…

Graphique prix colza tournesol France au 26 décembre 2025
Marché des oléagineux du 29 décembre 2025 - Le colza poursuit sa chute à 450 €/t sur Euronext à la veille de Noël

L’évolution des prix du colza et du tournesol français entre le 23 et le 26 décembre 2025, expliquée par La Dépêche-Le Petit…

Graphique prix colza tournesol France au 30 décembre 2025
Marché des oléagineux du 30 décembre 2025 - Le prix du colza se stabilise juste au-dessus de 450 €/t sur Euronext

L’évolution des prix du colza et du tournesol français entre le 29 et le 30 décembre 2025, expliquée par La Dépêche-Le Petit…

Photo de la scène avec des intervenants sur la scène lors de l'assemblée générale d'Axéréal 2025 le 9 décembre à Orléans
Axéréal tente de positiver malgré un chiffre d’affaires en chute de 768 M€

Lors de son assemblée générale qui s’est tenue le mardi 9 décembre à Orléans, Axéréal a insufflé un discours positif avec le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne