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Cours déstabilisés par le “weather market”

MAÏS : la météo entraîne les cours à la hausse

Situation totalement différente en maïs que pour les autres céréales. Les marchés ancienne et nouvelle campagnes sont maintenant déconnectés du blé tendre, et les cours enregistrent au contraire une bonne tenue, voire une extrême fermeté en portuaire. En ancienne récolte, la demande reste modérément active, face à des disponibilités réduites. Les prix franchissent donc un nouveau cap à la hausse, mais le volume d’affaires est restreint.

En nouvelle campagne, l’effet du « weather market » est aussi sensible que pour les autres produits et les inquiétudes commencent à pousser les prix vers le haut. C’est notamment le cas pour le Sud-Ouest où les professionnels ne voient pas d’un bon œil les fortes chaleurs enregistrées depuis la semaine dernière. En nord Loire, la situation est plus contrastée en ce qui concerne l’évolution météorologique, avec des pluies qui se sont abattues sur la majeure partie des régions et des températures plus fraîches.

BLÉ TENDRE : l’AR en chute libre

Le marché est dominé par les inquiétudes qui réapparaissent avec la vague de chaleur qui a submergé l’Europe. Après un mois de mai pluvieux et frais, l’effet est encore plus brutal… Avec une France coupée en deux. La situation devient préoccupante dans le Sud-Ouest et parfois catastrophique dans le Sud-Est, alors que la moitié Nord reçoit des pluies bénéfiques et des températures conformes aux normales saisonnières. La situation est aussi tendue dans la région du Centre-Atlantique, où les opérateurs ont vu le couperet de l’échaudage passer très près. Heureusement, les pluies et la baisse des températures arrivées en milieu de semaine ont rassuré les professionnels. L’AR connaît une fin de campagne dans la douleur, avec une activité qui se fait au compte-gouttes, alors que la NR enregistre un certain mouvement sur les longueurs et des cours plus fermes sous l’influence du “weather market”.

ORGE DE MOUTURE : sans intérêt

Marché toujours aussi difficile cette semaine en ancienne comme en nouvelle récolte, avec une tendance lourde au niveau des cours, qui suivent la pente descendante entamée par le blé tendre. Les premières coupes sont attendues dès la semaine prochaine dans la région Poitou-Charentes, si le temps le permet.

BLÉ DUR : fermeté en NR

Le coup de chaleur de ces derniers jours aurait atteint le potentiel de rendement dans le Sud-Ouest. Fermeté des cours en NR avec quelques velléités acheteur de chargeurs français, et une demande de l’Italie et de l’Algérie.

ORGE DE BRASSERIE : arrêté

Activité commerciale au ralenti en NR et statu quo sur les cours.

AVOINE : la NR démarre

Campagne quasiment terminée en ancienne récolte, alors que la nouvelle démarre prudemment. A noter, les toutes premières cotations pour la région Champagne-Ardenne.

FRETS : fermeté en fluvial

Le marché des frets fluviaux enregistre une hausse discrète des prix sur certaines zones, une fermeté qui ne s’est donc pas encore généralisée. Le manque de cales est encore récurrent, ce qui pose des problèmes d’exécution sur le nord UE. On constate un petit courant d’affaires en portuaire, qui correspond à des chargements déjà programmés.

ÉVÈNEMENT : Bourse internationale

Une semaine avant la Bourse maritime de La Rochelle/Pallice, la Bourse de commerce de Paris va accueillir ce vendredi 16 juin, sa traditionnelle bourse internationale. Organisée par le Syndicat général de la Bourse de commerce de Paris, cette manifestation sera la dernière de la campagne 2005/2006 pour la place parisienne. Peut-être l’opportunité pour les participants de lancer véritablement la nouvelle campagne de commercialisation.

OLÉAGINEUX : recul en colza NR

Les prix des graines de colza restent tenus sur l’ancienne campagne. Les vendeurs font encore de la rétention et semblent attendre la période de dégagement pour offrir plus de produits. En nouvelle récolte, les prix reculent compte tenu de la baisse des marges de trituration qui pourrait faire régresser l’intérêt. En tournesol, les prix sont stables à baissiers. Ce manque d’orientation est dû au peu d’offre et au manque de demande, rendant ce marché très inactif. La nouvelle récolte ne suscite pas plus l’intérêt.

TOURTEAUX : fermeté en soja

Les cours des tourteaux de soja répercutent la hausse enregistrée sur Chicago, qui a progressé sur des facteurs météorologiques notamment. Les échanges sur le marché français sont rares et se limitent au rapproché. Peu de changements sont rapportés au niveau des cours des tourteaux de colza et tournesol. Seul ce dernier bénéficie d’un petit intérêt avec quelques transactions rapportées sur l’éloigné.

ISSUES DE MEUNERIE : fermeté

Le marché des issues de meunerie est ferme en région parisienne, et ce, pour les sons comme les produits blancs. Cette tendance est la conséquence d’un manque d’offre faisant face à une demande de complément. En province, le marché se tend également en Bretagne, mais de manière moins sensible. Dans le Nord, les cours sont stables sur un marché calme. Au sud de la Loire, les cours sont inchangés voire baissiers selon les origines.

DÉSHYDRATÉES : rien de nouveau

Les cours des produits déshydratés sont reconduits. Les pulpes de betterave et les luzernes n’attirent pas les acheteurs.

CO-PRODUITS : graisses de porc fermes

Les graisses de porc présentent des cours en hausse. Le manque de disponibilité et les quelques demandes suffisent à faire monter les cours. Ceux des graisses de volailles évoluent peu. Concernant les produits laitiers, la poudre de lait reste au niveau de la semaine passée. Des affaires en spot se sont réalisées au prix de 1930 E/t. L’offre est limitée. En lactosérum, la cotation a progressé avec un petit courant d’affaires en disponible. Enfin, les produits de substitution des céréales subissent la hausse du dollar et affichent des prix en hausse également tirés par une demande étrangère, notamment du Royaume-Uni qui a réalisé beaucoup d’achats.

PRODUITS DIVERS : marchés calmes

Après une période d’animation favorisée par la tenue du congrès des semenciers à Copenhague, le marché des graines fourragères s’est montré calme cette semaine. A noter des ajustements de prix en luzerne et en trèfle violet. L’activité est également limitée en graineterie, où les vendeurs de produits français se font rares. Les cours sont reconduits. Les semis s’étant achevés dans de bonnes conditions, les lentilles du Canada se stabilisent en légumes secs. Pas de changement non plus en pois chiches indiens.

Protéagineux : faible activité sur fond d’inquiétude

La baisse des cours des pois protéagineux se prolonge cette semaine encore. Après une période de fermeté, les prix se sont beaucoup repliés avec un net recul de la demande, lié à cette progression. L’arrivée sur le marché des pois canadiens et la compétitivité du complexe soja/manioc ont considérablement fait reculer l’intérêt des fabricants d’aliments pour le pois protéagineux dont les prix perdent 2 à 3 euros dans la Marne, malgré une offre de plus en plus réduite. Le marché de la nouvelle récolte ne semble pas plus animé pour l’instant. Les acheteurs se manifestent doucement tandis que les vendeurs ne se prononcent pas. Des inquiétudes sur le niveau et la qualité de la récolte commencent à se faire sentir. Les surfaces étaient déjà en recul selon la dernière lettre de l’Unip parue mi mai. Maintenant les opérateurs redoutent l’impact des fortes chaleurs de ces derniers jours. En féveroles, l’activité est toujours aussi faible. Les prix varient selon des réajustements techniques.

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