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Coopération : développer le plant de pomme de terre français en Egypte

Le projet, initié par le CNIPT et la FNPPPT, de “Production et certification de plant de pomme de terre en Egypte” en passe de s’achever.

LE SECTEUR de la pomme de terre représente un poids économique important en Egypte, tant sur le marché local qu’à l’exportation, indique le Gnis dans sa brochure “Semences, la lettre”. Il présente des opportunités pour le secteur du plant de pomme de terre français (exportateurs, obtenteurs, attributaires). C’est dans cette optique que le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis) et la Fédération nationale des producteurs de plants de pommes de terre (FNPPPT) ont initié en 2002 un projet de “Production et certification de plant de pomme de terre en Egypte”. Il s’achève ce mois-ci au terme de trois années de coopération. Soutenu financièrement et techniquement par le Blafe (Bureau de liaison agricole franco-égyptien) et mené en collaboration avec l’agence égyptienne de certification des semences (CASC), ce programme a atteint ses objectifs en démontrant la bonne qualité des plants d’origine française et l’adaptation de certaines variétés aux conditions de culture et au marché égyptien.

Une opération basée sur l’assistance technique

Le projet “Plant de pomme de terre” a pour vocation d’améliorer le système de certification égyptien et la qualité des plants et des pommes de terre produits en Egypte, et d’accroître la notoriété des variétés et des plants importés de France.

Pour atteindre ces objectifs, d’importants moyens humains ont été mis en œuvre au travers d’un expert technique permanent détaché sur place, et de l’appui de nombreux formateurs du Soc et de la FNPPPT, mobilisés en Egypte et en France pour apporter une expertise ponctuelle.

Le Gnis est intervenu sur quatre points en particulier : l’accroissement des compétences professionnelles des agents du CASC ; la mise à jour des manuels de procédure pour la certification des plants de pommes de terre et l’inscription de nouvelles variétés ; l’amélioration des règlements techniques et administratifs ; la mise en place d’expérimentations agronomiques et variétales à partir de plants et de variétés importés de France, et l’animation de visites d’essais destinées aux opérateurs et producteurs locaux.

Durant ces trois années, les essais se sont tenus sur trois sites aux caractéristiques différentes et pendant les deux saisons de culture. La saison d’été débute en janvier et se termine en mai, les plantations se font principalement à partir de plants importés d’Europe. Les plantations de la saison d’hiver s’échelonnent de septembre à novembre, et les récoltes de décembre à mars. Les plantations d’hiver se font à partir des plants produits localement pendant la saison d’été. Les pommes de terre récoltées en février sont alors exportées pour arriver très tôt sur les marchés d’Europe : ce sont les pommes de terre primeurs.

Des opportunités à saisir pour les professionnels français

A la fin 2004, ce sont trente-quatre variétés françaises qui ont été testées en Egypte. A ce jour, les essais ont débouché sur la possibilité d’inscrire vingt-et-une variétés au catalogue égyptien.

Lors de leur visite en France, en décembre, à l’occasion de l’assemblée générale de la FNPPPT, le chef du CASC, Essam K. Abou Zeid, a dressé un bilan positif de cette initiative. Il a en particulier souligné le bon niveau sanitaire assuré par le système de contrôle et de certification français, la fiabilité de notre traçabilité, la bonne qualité de nos variétés (présentation, comportement cultural et résistance). La proximité géographique des deux pays et la capacité de nos producteurs à fournir des plants précocement, avant la campagne d’hiver, représentent aussi selon lui des avantages notables pour nos productions.

Mais pour réussir sur le marché égyptien, le secteur français des plants de pommes de terre devra être attentif à certaines attentes : une offre lisible par une meilleure coordination entre les nombreuses entreprises présentes, des partenariats commerciaux sectoriels, la multiplication des échanges de compétences et l’accompagnement des producteurs égyptiens dans leur organisation pour une meilleure maîtrise de la qualité.

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