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CIC : offre et demande mondiales 2005/06

DANS SON DERNIER rapport (25 août), le Conseil international des céréales (CIC) indique que la production mondiale de blé en 2005 gagne 2 millions de tonnes (Mt) sur les prévisions du mois de juillet et passe à 610 Mt, mais ce chiffre marque tout de même un repli de 13 Mt sur le record de l’an dernier.

Blé : estimation de production en hausse

La hausse des estimations pour la Chine, le Canada, la Russie, le Kazakhstan et l’Australie fait plus qu’essuyer les réductions formulées pour l’UE, les Etats-Unis, le Pakistan et l’Argentine. Les conditions météorologiques médiocres dans certaines parties de l’UE ont continué de soulever des inquiétudes en termes de qualité de la récolte, tandis que les conditions humides du début de l’été ont engendré des maladies fongiques pour une partie de la récolte américaine de blé de printemps, avec une hausse associée des taux de mycotoxine. Aucun changement n’est apporté aux prévisions de consommation mondiale de blé 2005/2006, estimées à 613 Mt, niveau qui reste le même que l’an dernier. Les échanges mondiaux de blé sont estimés à 108 Mt, 1 Mt de moins que les projections du mois de juillet et proche de l’estimation (révisée) pour 2004/2005. Le plus grand changement concerne une réduction des prévisions d’achats par la Chine. Sur la base des meilleures perspectives de récolte et des achats timorés à ce jour, le total des importations chinoises en 2005/ 2006 est désormais placé à 4 Mt seulement, 2 Mt de moins que les prévisions antérieures et à comparer aux 7 Mt de 2004/2005. Du fait de disponibilités plus importantes et de prix compétitifs, les exportations de la Russie, de l’Ukraine et du Kazakhstan devraient être très supérieures à l’an dernier. De ce fait, les exportations conjuguées des cinq principaux exportateurs pourraient chuter à 81 Mt, 3 Mt de moins qu’en 2004/2005. En raison de la contraction de l’offre aux Etats-Unis et de la hausse de l’utilisation pour l’alimentation animale au sein de l’UE, les prévisions de stocks cumulés pour les cinq principaux exportateurs à la fin de leurs campagnes 2005/2006 respectives sont abaissées de 1 Mt par rapport au mois de juillet et tombent à 51 Mt, contre 53 Mt en 2004/2005. Les prévisions de stocks mondiaux s’établissent à 134 Mt, en hausse de 1 Mt sur celles de juillet.

Maïs : repli de la récolte prévisionnelle

Les prévisions de production mondiale de maïs en 2005 sont abaissées de 10 Mt et tombent à 661 Mt, en baisse de 45 Mt par rapport au record de l’an dernier. Les conditions chaudes et humides dans le grenier à maïs américain au cours de la première quinzaine d’août ont stressé les cultures et les pluies ultérieures sont peut-être arrivées trop tard pour rétablir les perspectives de rendement. La récolte est désormais estimée à 265 Mt, 35 Mt de moins qu’en 2004, malgré une superficie plantée légèrement plus élevée. Des conditions excessivement sèches en Europe méridionale ont entraîné une nouvelle réduction des perspectives de récolte dans l’UE, alors qu’en Argentine, certains agriculteurs vont sans doute donner la préférence au soja en raison de ses coûts plus faibles et des recettes probablement supérieures. La consommation mondiale de maïs en 2005/2006 est estimée à 665 Mt, 3 Mt de moins que les projections de juillet et 8 Mt de moins qu’en 2004/2005. La majeure partie du changement intervient aux Etats-Unis où les chiffres officiels suggèrent une réduction de l’utilisation dans l’alimentation animale. Les échanges mondiaux de maïs en 2005/2006 sont projetés à 77 Mt, 1 Mt de plus que l’an dernier, pour traduire la fermeté de la demande dans la plupart des régions. La contraction de 1 Mt par rapport aux prévisions antérieures est imputable au Brésil, où un déblocage des stocks publics va permettre de combler le déficit fourrager de cette année. De récentes épizooties de grippe aviaire affectent la demande en aliments pour animaux et les importations de maïs en certains points de l’Asie, y compris l’Indonésie. Les stocks mondiaux de maïs à la fin de 2005/2006 sont estimés à 124 Mt, 6 Mt de moins qu’en juillet et 3 Mt de moins qu’à la fin de 2004/2005. Les stocks américains devraient chuter à 51 Mt contre un niveau estimatif de 54 Mt à la fin de 2004/2005, mais ce chiffre fait tout de même le double du niveau de l’année précédente.

Orge : hausse des disponibilités prévisibles

Malgré une hausse de 1 Mt sur le mois dernier, les prévisions de production d’orge en 2005, à 137 Mt, restent inférieures au total de 152 Mt enregistré l’an passé. Depuis juillet, les perspectives sont meilleures au Canada et en Australie. Aucun changement n’a été apporté aux estimations de l’UE de 53 Mt, soit 8 Mt de moins que le record de l’an dernier, mais certains signes indiquent que les conditions météorologiques adverses de cette campagne ont nui à la qualité de l’orge brassicole dans certains Etats membres. La consommation mondiale d’orge en 2005/2006 est placée à 141 Mt, en léger repli par rapport au mois de juillet, et 6 Mt de moins qu’en 2004/2005. L’utilisation dans l’alimentation animale en Ukraine est limitée par une contraction des effectifs bovins et porcins, mais des exportations de viande plus élevées en Australie stimulent la demande en orge fourragère dans ce pays. Les prévisions d’échanges mondiaux d’orge sont inchangées à 17 Mt, niveau identique à l’an dernier. Les expéditions d’orge brassicole par l’Australie et le Canada devraient être volumineuses. Les stocks mondiaux d’orge à la fin de 2005/2006 sont estimés à 23 Mt con-tre 27 Mt l’an dernier. Ces prévisions font 2 Mt de plus que le mois dernier en raison de l’amélioration des perspectives de récolte pour le Canada et l’Australie.

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