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Bruxelles propose d’étiqueter les lieux d’élevage et d’abattage

L’étiquetage de l’origine de la viande fraîche, devrait pour répondre aux demandes des consommateurs, indiquer au minimum les lieux d’élevage et d’abattage, conclut une étude coordonnée par l’Université de Wageningen (Pays-Bas) pour le compte de la Commission européenne. C’est l’option que semble avoir privilégiée la Commission européenne qui, comme c’est déjà le cas pour la viande fraîche de bœuf, doit adopter avant la fin de l’année un dispositif afin d’étiqueter l’origine des viandes de porc, volaille, mouton et chèvre à partir de 2015. Bruxelles a proposé aux experts des États membres de suivre les conclusions de ces travaux.

Quatre options étudiées
Selon l’étude, l’étiquetage de l’origine UE ou non UE ne coûterait quasiment rien aux entreprises du secteur mais n’aurait pas beaucoup d’intérêt pour les consommateurs.
L’étiquetage du pays de naissance, d’élevage et d’abattage par contre entraînerait une hausse des coûts de production de 2,3 % pour la viande de porc, 1,3 % pour la viande de volaille et 0,64 % pour la viande de mouton. Ce sont les secteurs de la découpe et de l’emballage qui subiraient le plus ces surcoûts. À cela pourrait s’ajouter une hausse des coûts administratifs. Cet étiquetage étant obligatoire, environ 90 % de la hausse seraient supportés par les consommateurs.
Dans une troisième option, pour laquelle ne figurerait que le lieu d’élevage de l’animal, des surcoûts de 1,5 % pour le porc, 0,92 % pour la volaille et 0,28 % pour le mouton sont prévus. Ce choix offre moins d’informations que la précédente, mais c’est sur l’étape de l’élevage que les consommateurs demandent à être informés avant tout.
Enfin, pour la quatrième option envisagée (étiquetage des lieux d’élevage et d’abattage), qui est celle qu’a finalement retenue la Commission européenne, la hausse des coûts serait très proche de ce qui est observé dans l’option 3. C’est donc ce dispositif que recommandent les experts.
Mais, préviennent-ils, dans certains petits pays, il n’est pas rare que les animaux passent à plusieurs reprises les frontières. Dans ce cas, ils proposent de créer des groupes de pays pour définir les lieux d’élevage et d’abattage (origine “pays baltes” par exemple).

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