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Blé : hausse attendue du commerce mondial en 2019/2020

Le cabinet Agritel a procédé, le 28 août, à un large tour d’horizon concernant les productions et les échanges mondiaux de blé, post-moisson européenne.

© Haropa-Port de Rouen / Jean-François Damois

La production de la zone mer Noire (Kazakhstan, Russie, Ukraine) pourrait atteindre 116,8 Mt, avec un stock de départ de 10,5 Mt et un disponible à l’export de 59,1 Mt (dont 33 Mt en Russie et 19 Mt en Ukraine). En Europe, la production pour la campagne 2019/2020 devrait atteindre 149,7 Mt (137,2 Mt en 2018 et 150,2 Mt en moyenne quinquennale), avec un potentiel exportable de 26 Mt (23,6 Mt en 2018).

Les autres éléments fondamentaux qui conditionneront les échanges internationaux sont : le déficit de pluies en Australie ; l’arrivée des blés argentins (décembre, janvier et février) hypercompétitifs (dévaluation très importante du peso argentin mais il faudra surveiller les élections présidentielles du 27 octobre), avec une production attendue record (20,8 Mt) ; des disponibilités de l’origine Canada stables (production, 32,5 Mt ; stocks de départ, 4,7 Mt) et un potentiel états-unien atteignant un point bas en surfaces plantées (production, 53,9 Mt ; stocks de départ, 29,2 Mt).

Des blés français compétitifs sur certaines destinations

Au final, le commerce mondial de blé est encore attendu en hausse pour cette nouvelle campagne. Dans ce contexte, le disponible à l’export en origine France est attendu à 20,1 Mt par Agritel, dont 11,3 Mt sur pays tiers (hors Union européenne). Aujourd’hui, les blés français restent ou redeviennent compétitifs sur certaines destinations. Agritel prévoit 5 Mt sur l’Algérie (attention à la concurrence allemande et balte, surtout si l’Arabie saoudite décide d’importer des blés russes massivement). La destination Afrique subsaharienne pourrait être dynamique mais il faudra batailler face à d’autres origines. La parité euro-dollar et les faibles coûts logistiques avantagent également l’origine France, pour le moment.

 

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