Aller au contenu principal

Biodiversité et eau montent en puissance dans les réglementations sur la durabilité

L’association pour la durablité des matières premières de la nutrition animale, Duralim, élargit ses actions à la biodiversité et l’eau tout en poursuivant sa tâche face à la question de la non déforestation et de la réduction de l’empreinte carbone. Autant de points essentiels pour être en règle avec la CSRD (Corporate sustainability reporting directive).

Jean-Francois Arnauld, président de Duralim.
Jean-Francois Arnauld, président de Duralim.
© Yanne Boloh

Duralim, qui embrasse toutes les questions de la durabilité des matières premières pour la nutrition animale, a organisé une journée d’information sur les thèmes de l’eau et de la biodiversité, le 6 février à Paris. Ces sujets montent de fait en puissance dans les obligations règlementaires, notamment s'agissant des rapports de durabilité, en lien avec les standards européens imposés par la CSRD (Corporate sustainability reporting directive), explique Quentin Pauchard, responsable Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et économie circulaire de La Coopération agricole (LCA). 

Lire aussi : Jean-François Arnauld, président de Duralim : « la durabilité avance concrètement en nutrition animale »

Si l’obligation ne s’impose pas à toutes les entreprises, elles sont de plus en plus nombreuses à entrer dans ces critères et certains financements sont fléchés sur les structures qui en publient. Par ailleurs, les acteurs de l’aval peuvent, dans le cadre de leurs propres démarches, exiger de telles implications de la part de leurs fournisseurs.

Obtenir une transparence sur les analyses réalisées

L’idée de base est d’obtenir une transparence sur les analyses que les entreprises réalisent sur leurs impacts et les actions qu’elles engagent, selon des méthodologies normées. « La CSRD vise une transparence et une comparabilité des entreprises », confirme le spécialiste. Et d'ajouter : « L’analyse et le reporting doivent porter sur tous les maillons de la chaîne ». Même si la simplification est à l’ordre du jour européen, le fonds reste que tout le monde va peu à peu entrer dans la danse de la « double matérialité » : les impacts négatifs et positifs de l’entreprise sur son environnement économique, social et naturel. 

Le standard européen ESRS E4 concerne par exemple la biodiversité et les écosystèmes dont la déforestation et l’eau.  Cette dernière, qui présente une matérialité spécifique (quantitativement comme qualitativement) est quant à elle présente dans d’autres volets, que ce soit l’ESRS 1 sur le changement climatique ou l’ESRS 2 consacré aux pollutions. Les entreprises peuvent dépendre d’un accès à l’eau de diverses manières dont, par exemple, les voies navigables perturbées par des sécheresses qui réduisent leur approvisionnement par cette modalité comme peut le connaître le bassin rhénan.

Lire aussi : Transport fluvial de céréales : nouveau repli des volumes transportés par voie d’eau en 2023

Des outils de gestion déjà disponibles sur l'eau

Pourtant historiquement, la question de l’eau n’a pas trouver beaucoup d’écho dans le secteur de la nutrition animale : car l’eau est peu chère, plutôt disponible et que le process industriel s’effectue à sec. Des outils sont toutefois déjà disponibles explique Baptiste Guicheteau, responsable eau et biodiversité de LCA.

C’est le cas du rapport « Les 53 mesures pour l’eau » du ministère de la Transition écologique, le plan de sobriété hydrique de la filière alimentaire, disponible en ligne et l’outil également en ligne, Explore2.

Des économies d'eau sont toujours possibles

Collectivement, les usines de nutrition animale françaises consomment environ 1,3 millions de m3/an (hors additifs) dont 0,9 pour les aliments composés et 0,3 pour les prémix et les aliments liquides. Cela représente 0,05 % des prélèvements de toutes les industries selon l’enquête réalisée l’an dernier par les syndicats. Ce qui n’empêche pas de faire des économies grâce, notamment, à l’instrumentation et à la gestion de la vapeur (74 % de la consommation). Le CSNA (conseil scientifique de la nutrition animale) travaille sur les aspects sanitaires pour donner un cadre à la réutilisation de l’eau. 

Lire aussi : Alimentation animale - la Charte Duralim prolongée d’un an en raison du report de la RDUE

Les plus lus

photo d'une moissonneuse dans un champ de céréales.
Dijon Céréales se recentre sur son territoire après une difficile campagne 2024-2025

Une collecte en baisse, des coûts de production en hausse et un marché sous tensions… Fort d’une nouvelle gouvernance, Dijon…

Photo d'un chargement de blé sur une péniche sur la Seine
Marché des céréales : les exportations françaises réalisent un début de campagne encourageant

Le conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer a publié mardi 16 décembre ses bilans céréaliers mensuels. Les…

Graphique prix blé maïs orge France au 22 décembre 2025
Marché des céréales du 22 décembre 2025 - Les cours du blé et du maïs tous en hausse à l’approche de Noël

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 19 et le 22 décembre 2025, expliquée par La Dépêche-Le…

Graphique prix colza tournesol France au 26 décembre 2025
Marché des oléagineux du 29 décembre 2025 - Le colza poursuit sa chute à 450 €/t sur Euronext à la veille de Noël

L’évolution des prix du colza et du tournesol français entre le 23 et le 26 décembre 2025, expliquée par La Dépêche-Le Petit…

Graphique prix colza tournesol France au 30 décembre 2025
Marché des oléagineux du 30 décembre 2025 - Le prix du colza se stabilise juste au-dessus de 450 €/t sur Euronext

L’évolution des prix du colza et du tournesol français entre le 29 et le 30 décembre 2025, expliquée par La Dépêche-Le Petit…

Photo de la scène avec des intervenants sur la scène lors de l'assemblée générale d'Axéréal 2025 le 9 décembre à Orléans
Axéréal tente de positiver malgré un chiffre d’affaires en chute de 768 M€

Lors de son assemblée générale qui s’est tenue le mardi 9 décembre à Orléans, Axéréal a insufflé un discours positif avec le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne