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La brasserie française en plein doute après un bilan 2024 décevant

Après un bilan 2023 déjà compliqué, les syndicat professionnel Brasseurs de France enregistre un nouvel exercice 2024 difficile. La brasserie française continue de subir l’effet de ciseaux entre la baisse des ventes et des charges qui se maintiennent à un niveau élevé.

Cinq bouteilles de bières françaises de différentes marques.
Un bilan 2024 contrasté pour la filière brassicole française.
© WikimediaImages de Pixabay

Après une année morose en 2023, le syndicat professionnel Brasseurs de France, qui regroupe 98 % de la production brassicole française et compte 96 % de TPE-PME, dresse un nouveau bilan 2024 décevant après un exercice 2023 déjà difficile. En effet, le marché brassicole français diminue pour la deuxième année consécutive avec un recul en volume de près de 3 % par rapport à 2023. Entre 2022 et 2024, les ventes ont ainsi baissé de 7,5 %. Cette nouvelle baisse s’explique par une météo maussade durant l’été 2024. 

Des brasseurs confrontés à des coûts de production élevés

Les brasseurs français continuent de subir des coûts élevés, selon le communiqué de presse de Brasseurs de France. Ce sont les coûts de l’énergie et des transports qui continuent de peser sur les coûts de production.

Malgré ce contexte, les Brasseurs de France restent tournés vers l’avenir et s’engagent auprès des agriculteurs avec un approvisionnement local et durable en orge brassicole et de houblon. Une part de 40 % de la production d’orge française est destinée à la brasserie, ce qui représente un volume de 4 Mt. 

Homologation de 3 nouvelles variétés d'orge brassicole

De son côté, le Comité bière malt orge du 30 janvier a publié la liste des nouvelles variétés d’orges brassicoles dans son dernier communiqué de presse. Le comité a décidé d’homologuer trois nouvelles variétés d’orge de printemps à deux rangs. Les heureuses élues sont LG Allegro, Timber et Buzzer. Ces nouvelles variétés devront se faire une place sur un marché toujours largement dominé par la variété d'orge de printemps Planet, d’après le dernier recueil annuel des statistiques 2024 de la filière orge-malt-bière, publié par le syndicat Malteurs de France.

Accroissement des volumes commercialisés par la malterie

Contrairement à la brasserie française, l’activité de la malterie hexagonale a progressé avec la commercialisation de 9,686 Mt d’orge de brasserie en 2023 à un volume de 10,585 Mt en 2024, selon les données de FranceAgriMer publié le syndicat Malteurs de France. Ainsi, la brasserie française peut s’appuyer sur un approvisionnement local solide pour l’accompagner dans ses prochains défis. 

Lire aussi : Fort du succès de Tourtel Twist, Kronenbourg se lance sur le segment des bières aromatisées

Focus sur Brasseurs de France

Depuis 1878, le syndicat professionnel Brasseurs de France représente les brasseries, composées à 96 % de PME-TPE qui emploient 8500 personnes pour un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros par an. Plus largement, la filière brassicole du champ à l’aval pèse 130 000 emplois pour un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros.

Le syndicat a deux missions principales. La première est la défense des intérêts communs de la brasserie française et de la profession. La seconde mission est de valoriser la bière française et les savoir-faire de ses brasseurs. Brasseurs de France promeut aussi la production d’orge de brasserie locale.

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