Aller au contenu principal

Négoce agricole
[Coronavirus Covid -19] Pendant la crise sanitaire, le business continue à Lepicard Agriculture

En dépit du coronavirus, le négociant agricole Lepicard Agriculture s'organise pour assurer la continuité de ses activités.

© Lepicard Agriculture

Lepicard Agriculture, négociant agricole à Yerville en Seine-Maritime (180 collaborateurs, plus de 2 500 agriculteurs clients, 36 centres de collecte, 24 dépôts et 300 000 t de capacité de stockage), a adapté ses activités aux exigences du confinement et à l’état d’urgence sanitaire pour répondre à cet enjeu économique majeur : l’activité comme un maillon essentiel de la chaîne alimentaire.

« La priorité de l’entreprise est le maintien des services essentiels à la chaîne alimentaire, tout en assurant la santé et la sécurité du personnel et des clients. Nous avons ainsi décidé de généraliser le télétravail pour la majorité des postes compatibles et pris des mesures spéciales pour les autres collaborateurs. Les gestes barrières sont appliqués sans relâche tout en servant nos clients de façon responsable », écrit Sylvain Lepicard, directeur général de l’entreprise, dans un communiqué en date du 2 avril.

Sur le terrain, l’activité « reste très soutenue et nous n’avons pas de problématique particulière en termes de logistique et de transport, hormis l’effet panique du 16, 17 et 18 mars ». La proximité des clients avec les 24 points de dépôt et les 36 centres de collecte, répartis sur l’ensemble du territoire normand, est bien évidemment un avantage décisif pour le négociant agricole et sa flotte de 15 camions (en partie en propriété, en partie en sous-traitance). « Je tire un coup de chapeau à nos chauffeurs, particulièrement exposés, mais qui font preuve d’une mobilisation extrême », précise Sylvain Lepicard.

Mise en place des mesures barrières

En ce qui concerne la réalisation des opérations de transport de marchandises précisément, les mesures d'hygiène et de distanciation sociale, dites barrières, définies par l’arrêté du 19 mars, sont observées par les conducteurs de véhicules de transport ainsi que par les personnels des lieux de chargement ou de déchargement : chaque véhicule est équipé d'une réserve d'eau et de savon ou de gel hydroalcoolique ; la remise et la signature des documents de transport sont réalisées sans contact entre les personnes ; dans le cas de livraisons à domicile, les chauffeurs, après communication avec le destinataire ou son représentant, laissent les colis devant la porte. « L’agriculteur signe son bon avec son propre stylo, se recule et le chauffeur signe à son tour avec son propre stylo avant de se reculer lui-même. Nous avons banni l’échange de stylo », assure encore le dirigeant de l’entreprise.

Investir pour préparer l’avenir

Lepicard Agriculture a décidé de maintenir les grandes orientations de son plan stratégique 2020-2025. Il comprend notamment un investissement de 2 M€ pour sa transformation digitale au service des clients, avec un nouveau système global d’informations qui sera mis œuvre en 2020, ainsi que pour des applications pour améliorer les performances en termes de logistique (délais de livraison, gestion des stocks et tournées de collectes). Le développement d’un site e-commerce est également planifié pour 2021.

Dans une approche toujours plus écoresponsable, l’entreprise augmente aussi, dans ses champs d’expérimentation, les essais sur de nouvelles solutions non chimiques (champignons, algues…), dont les résultats seront présentés normalement à ses clients agriculteurs à partir de juin 2020.

Enfin, il est prévu la création de nouvelles implantations (point de collecte, dépôt…) dans l’Orne, l’Eure et l’Eure & Loire, et le renforcement des équipes commerciales par des recrutements.

Lepicard Agriculture a réalisé un chiffre d’affaires de 200 M€ au 30 juin 2019, avec un volume de collecte de 700 000 t, une activité alimentation animale estimée à 90 000 t, celles concernant les engrais s’élevant à 150 000 t et les semences à 50 000 t.

Les plus lus

Tracteur qui épand des engrais dans un champ de blé.
FranceAgriMer : des bilans céréaliers lourds de nature à peser sur les prix

Le Conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer s’est réuni le mercredi 15 avril 2026 pour analyser le marché des…

<em class="placeholder">Evolution mensuelle des livraisons d&#039;engrais azotés selon les campagnes</em>
Engrais azotés : forte augmentation des livraisons et des prix sur 2025-2026, dopée par le MACF
Malgré une augmentation des prix des engrais azotés de 14 % environ sur la campagne en cours, les livraisons sont en hausse…
<em class="placeholder">péniche sur l&#039;eau</em>
Fret fluvial : le trafic agricole sur le bassin de la Seine devrait repartir en 2026, après un recul en 2025

Le transport fluvial sur le bassin de la Seine s’est montré résilient en 2025, malgré la mauvaise récolte céréalière de 2024…

<em class="placeholder">Granulé d&#039;engrais.</em>
Prix des engrais : les hausses se poursuivent dans un contexte toujours incertain au Moyen-Orient

La hausse des cours des engrais sur le marché physique français limite la demande.

Marché des céréales du 15 avril 2026 - Les prix du blé et du maïs en repli sur Euronext au vu des fondamentaux

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 14 et le 15 avril 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit…

Graphique prix blé maïs orge France au 24 avril 2026
Marché des céréales du 24 avril 2026 –  Nouvelle hausse du prix du maïs sur Euronext alors que les cours du blé baissaient

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 23 et le 24 avril 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne