Aller au contenu principal

Congrès des grains de Nancy Dijon - Vers une deuxième partie de campagne commerciale plutôt "sport"

En alternance avec Dijon, c’est Nancy qui a accueilli cette année le Congrès des grains commun aux deux régions. Tour d’horizon.

Les plus de 230 participants du Congrès des grains de Nancy Dijon, dans les salons de l'Hôtel de Ville de Nancy le 22 janvier, ont beaucoup échangé sur la deuxième partie de campagne commerciale 2025/2026.
© Thierry Michel

A l’occasion du Congrès des grains de Nancy Dijon, le 22 janvier dans les locaux des salons de l’Hôtel de Ville de Nancy, près de 230 personnes sont venues échanger, notamment sur les perspectives de deuxième partie de campagne. Les représentants des courtiers, des négoces, des entreprises de logistique et de transport, des coopératives ou encore de certains industriels du secteur sont quasiment tous unanimes : « il va y avoir du boulot » ! Alors que les mêmes reconnaissaient volontiers aussi que « le début d’année [ie le début de la campagne commerciale 2025-2026, NDLR] a été intense et tout d’un coup plus rien ».

Bourse décentralisée de Deauville : incertitudes sur les destinations du blé français

Une deuxième partie de campagne attendue « laborieuse »

Malgré des prix peu attractifs depuis le début de campagne, le sentiment d’une première période de commercialisation (depuis la récolte jusqu’à la fin de l’année) est plutôt positif, notamment du côté de l’exportation. Cependant, les intervenants présents estiment que « ça va être sport » pour la période allant de janvier 2026 à la fin de campagne. Il reste des volumes à commercialiser et le compte à rebours pour vider les silos avant l’arrivée de la prochaine moisson débute. « On ne va pas faire des coups d'éclat sur les mois à venir », peut-on entendre, ou encore : « on avance au fil de l’eau, au mois le mois, en fonction des besoins des clients » et ce sera un « travail régulier, plus laborieux que d’habitude ».

La rétention des agriculteurs en question

Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. Pêle-mêle : « ce ne sont pas les prix qui vont porter le marché » ; « nous n’avons aucune visibilité, ni du côté des acheteurs, ni du côté des vendeurs ». Les influences du marché ? « On ne sait plus d’où elles viennent, ça part dans tous les sens ». Et certains interlocuteurs de marteler : « Il n’y a guère de raisons pour que les prix soient meilleurs. Mais à un moment, il faudra bien vendre et libérer les silos. Il va falloir que la rétention de la part des vendeurs s’arrête… et après, on verra, on fera en fonction… ».

Lire aussi : Bourse des grains de Strasbourg - De bonnes récoltes ne font pas de bons prix

Travailler au mieux l'exécution

Pour les métiers du service et de la logistique du secteur, la partie n’est pas plus facile pour trouver le meilleur service possible au meilleur prix possible. « Tout se négocie. Et les prix, décidés plus tôt voire l’an passé, sont remis en cause et rediscutés au moment de l’exécution d’un contrat ou d’une affaire », expliquent les transporteurs.

Optimiser les flux pour éviter un départ ou une remontée à vide par rapport à une livraison devient une obligation pour ne pas perdre de l’argent, explique un routier. Et le secteur du train n’est pas épargné avec des coûts de location des wagons sans cesse en baisse d’une année sur l’autre. « Parfois, il vaut mieux ne pas sortir un wagon si on ne veut pas trop perdre d’argent », souligne un prestataire de services qui loue des matériels auprès des affréteurs.

Des coûts d'exécution au cœur des discussions

Et quand on circule entre les petits groupes de participants qui se sont formés au fil des arrivées à cette bourse, l’immense majorité des discussions tourne autour des coûts de l’exécution et surtout sur de comment les réduire pour que les affaires restent satisfaisantes pour les donneurs d’ordre comme pour les utilisateurs finaux et les intermédiaires de marché.

Les plus lus

<em class="placeholder">Champ de soja sur le point d&#039;être récolté, dans la province de Buenos Aires, en Argentine.</em>
Des tourteaux de soja OGM brésiliens et argentins interdits en Europe détectés aux Pays Bas

La Chambre des huiliers argentins a confirmé auprès de La Dépêche-Le Petit Meunier que les douanes hollandaises ont émis une…

Graphique de la production d'aliments pour animaux par segment de marché.
Alimentation animale : baisse de près de 4 % des fabrications d'aliments en janvier

Le tonnage d’aliments pour animaux produit en France s’est replié en janvier 2026 par rapport à décembre 2025 et janvier 2025…

pistolets à carburants
Un surcoût de l’aliment pour animaux de 3 €/t en France conséquence de l’augmentation du prix du gazole

La hausse brutale du prix du gazole est répercutée sur les entreprises de la nutrition animale, dans un cadre légal.

Photo de blé, farine et pain.
Marché bio : activité en céréales atone sur la fin de campagne, complexe oléagineux sous tension

Les prix des céréales semblent amorcer une détente en fin de campagne, en raison de faibles volumes d’affaires. 

Marché des céréales du 1er avril - Les cours du blé et du maïs suivent la baisse de prix du baril de pétrole

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 31 mars et le 1er avril 2026, expliquée par La…

Marché des céréales du 12 mars 2026 - Les cours du blé et du maïs poursuivent leur hausse sur le Cbot et sur Euronext

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 11 et le 12 mars 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne