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« J’attelle et dételle l’épandeur à fumier en moins de dix secondes et sans descendre de la cabine grâce à l’attelage rapide Siwi »

Dans l’Eure, Édouard Milliard s’est équipé d’un système d’accrochage automatique Siwi pour atteler l’épandeur à fumier sur son tracteur. Ce dispositif améliore considérablement le confort de travail et le débit de chantier.

<em class="placeholder">Edouard Milliard, entrepreneur de travaux agricoles (ETA) à Ecardenville-la-Campagne, dans l’Eure. </em>
Grâce au système Siwi, Édouard Milliard considère économiser jusqu’à 60 descentes de cabine par jour lors des chantiers d’épandage.
© D. Laisney

« Grâce au système d’attelage rapide Siwi, je réalise mes chantiers d’épandage d’amendements organiques avec un seul tracteur chargeur qui assure à la fois le remplissage et l’entraînement de l’épandeur. J’accroche l’appareil Bergmann et le décroche en moins de dix secondes, sans descendre de la cabine. C’est sécurisant et pas fatigant », apprécie Édouard Milliard, entrepreneur de travaux agricoles (ETA) à Écardenville-la-Campagne, dans l’Eure. Travaillant seul dans sa structure dénommée ETA Eco-Agri, cet ancien technico-commercial est spécialisé dans l’épandage à faible volume de composts, de fientes, de marne, de digestat solide et de Sulfapot (extrait de vinasse de betteraves). Comme il applique ces produits à petite dose, il change souvent de parcelle et intervient certains jours chez cinq clients différents. Avant l’investissement dans le système d’accrochage automatique, il utilisait deux tracteurs, l’un équipé d’un chargeur et l’autre attelé sur l’épandeur. « Ce double attelage m’obligeait à me déplacer sur chaque chantier avec un véhicule transporté sur un plateau porte-voiture attelé derrière l’épandeur. À chaque changement de parcelle, je rapatriais un premier ensemble, puis je retournais chercher le second avec l’utilitaire. »

<em class="placeholder">Tracteur Case IH Puma 220 CVX et épandeur à fumier Bergmann au travail </em>
Avec son entreprise dénommée ETA Eco-Agri, Édouard Milliard réalise des épandages d’amendements organiques à faible dose et intervient souvent chez plusieurs clients le même jour. © D. Laisney

Jusqu’à trois heures gagnées par jour

Édouard Milliard a créé son ETA en 2019. La spécificité de sa prestation d’épandage composée de multiples chantiers journaliers lui permet de rester seul sur cette structure. « Il n’est pas envisageable d’être à deux, car il y aurait trop de temps improductifs pour un salarié. » Le dispositif Siwi, que l’entrepreneur a acheté sur catalogue en 2023, est apparu comme la solution idéale et lui a clairement changé la vie. Il lui a aussi permis d’augmenter de 20 à 30 % son activité. « Je ne regrette en aucun cas les 30 000 euros que j’ai investis dans cet équipement. Auparavant, je perdais jusqu’à trois heures par jour pour réaliser les transferts de matériels, car il arrive que la distance entre deux chantiers dépasse 20 kilomètres. Désormais, ce temps-là est opérationnel et facturé. » L’entrepreneur normand intervient d’ailleurs sur un grand rayon, assurant des prestations dans l’Eure, ainsi que dans les communes des départements limitrophes (Seine-Maritime, Orne et Calvados).

<em class="placeholder">Système d&#039;attelage rapide Siwi sur tracteur Case IH Puma 220 CVX et épandeur à fumier Bergmann </em>
Le système d’accrochage rapide représente un investissement de 30 000 euros que l’entrepreneur rentabilise par le temps gagné et la nécessité d’un seul tracteur et d’un seul chauffeur sur les chantiers. © D. Laisney

Un seul tracteur de 220 chevaux avec chargeur

L’arrivée en août 2023 de la solution Siwi pour absorber l'augmentation d’activité, s’est accompagnée de la revente d’un tracteur de 190 chevaux, et par son remplacement par un Case IH Puma 220 CVX d’occasion équipé d’un chargeur frontal MX T418. « L’utilisation d’un gros chargeur permet de travailler avec de grands godets pour charger rapidement l’épandeur Bergmann TSW 2140 de 16 mètres cubes. Il faut aussi de la puissance pour entraîner cet appareil à simple essieu à une vitesse pouvant atteindre 25 kilomètres à l'heure, afin d’appliquer, par exemple, 700 kilos de Sulfapot par hectare. » Le tracteur de 220 chevaux est également valorisé par Édouard Milliard pour de la prestation de tassage de silos et le chargement de balles de lin.

<em class="placeholder">Chargement épandeur à fumier Bergmann équipé du système d&#039;attelage rapide Siwi</em>
L’utilisation d’un tracteur de 220 chevaux équipé d’un gros chargeur doté d’un grand godet permet à l’entrepreneur de gagner du temps lors du remplissage de l’épandeur. © D. Laisney

60 allers et retours en cabine économisés par jour

L’accrochage rapide apporte indiscutablement du confort au chauffeur. À raison de quatre épandeurs à fumier réalisés en moyenne par heure, l’entrepreneur, qui enchaîne des journées de 15 heures en pleine période d’épandage, économise ainsi 60 allers et retours en cabine. Comme l’interface Siwi côté véhicule remorqué repose sur un grand patin, elle ne s’enfonce pas dans la terre meuble et Édouard Milliard ne rencontre pas de grande difficulté pour atteler. Le seul souci qui peut arriver, est l’impossibilité de craboter les manchons du module de prise de force, à cause de la chute de matière sur le cadre d’épandage lors du chargement, entraînant une légère rotation des hérissons horizontaux et décalant l’alignement des cannelures. Il ne s’y fait quasi plus prendre, car maintenant il ferme systématiquement la porte guillotine avant le remplissage.

<em class="placeholder">Interface côté tracteur du système d&#039;attelage rapide Siwi</em>
En trois ans d’utilisation intensive du dispositif d’attelage rapide Siwi, Édouard Milliard a dû changer deux fois les roulements du module de prise de force, qui se trouvent dégradés par les vibrations créées par le cardan homocinétique (grand angle) de l’épandeur. © D. Laisney

Une batterie additionnelle montée sur l’épandeur

L’entrepreneur a par ailleurs été exposé à la perte des données de l’épandeur à chaque voyage, au début de son expérience avec le dispositif Siwi. « Lors du dételage, l’unité électronique du circuit Isobus fixée sur l’épandeur se trouvait sans alimentation électrique et perdait sa mémoire. J’ai trouvé la solution auprès d’un autre utilisateur, qui consiste à ajouter une batterie de 12 volts directement sur l’épandeur. Ainsi, les valeurs sont conservées. J’ai aussi monté un coupe-circuit, afin que la batterie ne se décharge pas pendant les périodes d’inactivité. Sa recharge est assurée au travail par le circuit électrique du tracteur. » Enfin, Édouard Milliard est satisfait du faible coût d’entretien lié à son système d’attelage automatique. « En trois campagnes, j’ai dû uniquement remplacer deux fois les roulements du module de prise de force. Ils s’usent prématurément à cause des vibrations du cardan homocinétique. Cela mériterait peut-être que le constructeur redimensionne le montage. »

Attelage rapide Siwi : hydraulique, freinage et électricité raccordés automatiquement

<em class="placeholder">Interface côté épandeur ou remorque du système d&#039;attelage rapide Siwi</em>
L’interface Siwi côté véhicule remorqué intègre un grand sabot pour ne pas s’enfoncer dans la terre meuble. Elle existe sans module de prise de force, pour atteler rapidement une benne ou un plateau fourrager, par exemple. © D. Laisney

D’origine danoise, le système d’accrochage rapide Siwi est importé en France par la société Oria Agriculture et distribué par un réseau de concessionnaires. Cet équipement se décline en version TM800 pesant 250 kg, comme celle d’Édouard Milliard, pour une utilisation uniquement sur le relevage trois points d’un tracteur développant de 150 à 450 chevaux. Il existe aussi en variante MM800 (270 kg), qui s’adapte aussi bien derrière un tracteur qu’à l’arrière d’un automoteur, tel qu’une ensileuse. La partie solidaire du véhicule remorqué est disponible en deux configurations : VM800P (environ 326 kg) qui intègre le raccordement de la prise de force et VM800 (150 kg) sans module prise de force. Dans tous les cas, les freins pneumatiques ou hydrauliques, les flexibles hydrauliques, la connexion Isobus et le faisceau électrique pour l’éclairage, les feux de travail et les caméras, sont automatiquement raccordés, dispensant le chauffeur de descendre de la cabine.

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