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Marché/Commerce international
Blé tendre : l’Algérie accepte des lots d'origine mer Noire à 0,5% de dégâts d’insecte dans son appel d’offres du 11 octobre

Des traders jugent que le nouveau cahier des charges algérien reste favorable aux origines hexagonales.

© Three-shots-Pixabay

C’est désormais officiel, selon plusieurs sources concordantes. L’OAIC (Office algérien interprofessionnel des céréales) s’est ouvert aux origines mer Noire, lors de son appel d’offres lancé le dimanche 11 octobre 2020, en relevant le taux de dégâts d’insectes (ou de grains punaisés) de 0,1% à 0,5%. Dans le détail, l’Algérie recherche 50 000 t de marchandises d’origines optionnelles, chargements novembre. Bien entendu, ce chiffre de 50 000 t est purement indicatif, l’organisme public annonçant régulièrement par la suite des volumes acquis bien plus élevés.

Néanmoins, cet appel d’offres a révélé quelques surprises. La première : certains traders ne l’attendaient pas aussi tôt (sachant toutefois que d’autres l’attendaient fin septembre).

La deuxième : les exigences du cahier des charges, qui restent favorables aux origines françaises, rapportent des traders. Les lots d’origine mer Noire dotés de taux de grains punaisés de 0,5% peuvent désormais pénétrer le marché public algérien, moyennant un taux de protéine de 12,5 %. « Ce taux de protéine pourrait être ramené à 12%, contre réfaction de 3% par point de protéine en dessous de 12,5%. Il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences de ce changement du cahier des charges qui ouvre maintenant la voie à des importations de blés en provenance de la Mer Noire », précise Roland Guiragossian, expert de France Export Céréales (Fec).

Un W exigé à 240 (220 minimum)

La force boulangère (W) exigée est de 240, avec possibilité de réfaction jusqu’à un minimum de 220. Dans un tweet, Thierry de Boussac, trader chez Lecureur, précise que les réfactions s’élèvent à 0,5% du prix d’achat par point de W compris entre 220 et 240. « En d'autres termes, si vous chargez vers l'Algérie des lots mer Noire dotés d’un taux de grains punaisés entre 0,1% et 0,5%, à 12% de protéines, et à 220 de force boulangère (W), vous devez déduire 11,5% du prix de vente, soit au niveau actuel du marché, des réfactions totales d’environ 26 $/t ».

Les exigences pour l’origine française restent les mêmes : 0,1% concernant le taux de grains punaisés, mais pour un taux de protéines minimum de 11%, et une force boulangère de 160, avec possibilité de réfaction jusqu’à 150, rappelle Roland Guiragossian. Thierry de Boussac et d’autres traders se veulent donc rassurants pour l’avenir du blé tendre français en Algérie. Reste à savoir si le cahier des charges algérien connaîtra d’autres évolutions à l’avenir.

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