Aller au contenu principal

Céréales et oléoprotéagineux bio
Les volumes de blé bio français, enfin suffisants, pèsent sur les cours

La meunerie bio française a progressé de 5 %, avec des croissances supérieures dans certaines zones urbaines, selon FranceAgriMer.
© Pixabay Licence

Dans un marché plutôt mou, la baisse des cours du blé bio meunier, enregistrée ces dernières semaines, est due au déstockage de certaines cellules, notamment de collecteurs préparant la nouvelle campagne. Car la grande majorité des meuniers bio est couverte, notamment dans le cadre de contrats pluriannuels, préparés en amont. Pour la première fois, les utilisations des moulins sont – pour la quasi-totalité – d’origine France, voire locale, dans un rayon jusqu’à 250 kilomètres. L’objectif de la filière Meunerie bio, de réussir à s’approvisionner en blé 100 % français, comme le réclament les consommateurs bio, est enfin atteint. Et vu la croissance des volumes de la collecte 2021 (375 000 t de blé tendre, +61 %, selon les estimations de FranceAgriMer), l’export est aussi dynamique, notamment vers l’Allemagne, marché leader du bio en Europe, avec plus de 15 Md€ (+22 % en 2020, selon le FIBL).

Marché toujours en progression

Quant au marché français de la meunerie bio, il continue à progresser de 5 %, selon les chiffres de FranceAgriMer parus en février 2022, avec des croissances supérieures dans certaines zones urbaines. Aujourd’hui, industriels et meuniers ne peuvent concevoir une gamme sans bio. Même si elle s’est bien ralentie, la demande bio reste forte, portée en partie par les jeunes consommateurs, soucieux de l’environnement et de relocaliser leurs achats. « La filière bio – producteurs, collecteurs, transformateurs – s’est organisée pour répondre à ces attentes de bio d’origine France et locale, rappelle Olivier Deseine, vice-président du groupe Bio d’Intercéréales-Terres Univia et représentant de l’Association nationale de la meunerie française (ANMF). Nous y sommes arrivés aujourd’hui, les importations bio sont en forte baisse en blé meunier, et nous en sommes fiers. »

Il s’agit aujourd’hui de communiquer sur tous les avantages de ces produits bio de qualité, issus notamment de boulangeries artisanales et industrielles, pour continuer le développement, en restauration collective aussi. Le Salon international de l’agriculture en sera l’occasion, notamment sur les stands régionaux, où les entreprises présentent leurs gammes et leurs marques. À noter qu’en bio, le blé tendre reste la production majoritaire, et ce, même si les assolements se diversifient.

 

Les plus lus

Photo d'Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains, filiale d'Expana.
« Les exportations françaises de blé sont finalement moins exposées à la menace argentine que les origines mer Noire », déclare Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains

La récolte record de l’Argentine en blé ne devrait pas pénaliser outre mesure les exportations françaises de blé tendre sur la…

Photo des dirigeants d'Euralis : de gauche à droite, Christophe Congues, président d’Euralis, et Thomas Chambolle, directeur général d’Euralis.
Euralis enregistre une progression de son résultat net en 2024-2025

Bien qu’encore négatif, le résultat net d’Euralis a progressé sur la campagne commerciale 2024-202 par rapport à la précédente…

Graphique de production française d'aliments pour animaux en 2023, 2024 et 2025.
Nutrition animale : la production française d’aliments composés s’accroît de 1,1 % en 2025

La production française d’aliments composés a progressé, pour la deuxième année consécutive, passant de 18,65 Mt à 18,86 Mt…

Meunerie française, une santé fragile et une problématique d’importation

L’Association nationale de la meunerie française (ANMF) publie une étude commandée à la Banque de France sur l’état économique…

Pellet de tourteau de colza au creux de deux mains jointes.
Marché bio : un resserrement inhabituel des prix entre les tourteaux de soja et de tournesol

Le marché biologique des tourteaux se distingue actuellement par un resserrement inhabituel des niveaux de prix.

Julien Darley et Alexandre Jonet, traders pour Granit Négoce
« Nous ne sommes pas optimistes sur le redéveloppement de la prime brassicole d’ici à la fin 2026 », affirme Julien Darley, directeur général de Granit Négoce

Pour les traders de Granit Négoce, filiale d’Axéréal, seul un événement climatique adverse sur la récolte 2026 pourrait…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne