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Quel intérêt d'utiliser les robots de traite comme une salle de traite avec le procédé Batch Milking ?

DeLaval a développé le concept de traite par lots Batch Milking consistant à utiliser les robots de traite VMS comme une salle de traite classique ou un roto, en parquant les vaches pour traire à heures fixes deux à trois fois par jour. Mais pourquoi certains grands troupeaux retiennent-ils cette technique ? Éclairage.

Baptisé Batch Milking, le principe de traite par lots développé par DeLaval consiste à traire les vaches à heures fixes avec des robots, comme avec une salle de traite conventionnelle ou un roto. Cette solution, qui s’adresse aux grands troupeaux, renforce le confort de travail, car elle dispense des astreintes liées au fonctionnement des robots, aussi bien le jour que la nuit. De plus, elle n’oblige pas à gérer les vaches récalcitrantes, puisque toutes sont conduites dans un parc d’attente et obligées à passer à la traite. L’éleveur n’est pas soumis à un pic de stress en cas de défaillance d’une stalle ou d’immobilisation pour cause de maintenance, car il suffit de traire un peu plus longtemps pour passer tous les animaux. Le Batch Milking présente aussi l’avantage d’être compatible avec le pâturage. Il apporte par ailleurs une réponse aux élevages rencontrant des difficultés de main-d’œuvre, car une seule personne suffit pour superviser la traite, alors qu’à taille de troupeau équivalente, une salle de traite ou un roto mobilise deux à trois personnes, voire davantage. La personne qui supervise la traite en Batch Milking a la possibilité de gérer simultanément d’autres tâches, comme les soins aux animaux, l’alimentation, le paillage ou le nettoyage des logettes

Lire aussi : Pourquoi 6 robots pour traire 220 vaches laitières à la ferme de la Tremblaye (78) ?

Des installations de 6 à 24 stalles

Quand trois robots de traite suffisent pour 200 vaches laitières (VL), il faut en revanche le double en configuration Batch Milking, ce qui augmente considérablement l’investissement. DeLaval compte près d’une dizaine d’installations de ce type dans le monde, dont la plus grande dotée de 24 robots VMS 310 se situe au Danemark pour traire 830 VL (1 400 à terme), et la plus petite, composée de six stalles pour 220 VL, est opérationnelle en France depuis l’été dernier à la Ferme de la Tremblaye à La-Boissière-École dans les Yvelines (voir encadré). Certes l’investissement est important, mais des économies d’échelle sont réalisées. Par exemple, l’éleveur danois Klaus Jakobsen a limité le montant de son installation en ne montant pas d’écran tactile sur chacune des stalles. Dans son cas, seules deux pompes à vide, un compresseur et une unité pour la gestion des produits de nettoyage suffisent pour faire fonctionner les 24 robots. Le surcoût s’amortit sur le long terme avec la baisse des charges de main-d’œuvre. L’entretien de chaque stalle est aussi moins onéreux, comme elle effectue moins de traites quotidiennes. Pour optimiser les coûts, Klaus Jakobsen attend, par exemple, que le taux de robots en service soit inférieur à 80 % pour faire intervenir le réparateur. Aussi, en cas de panne le week-end, il fait intervenir le lundi, afin de payer moins cher le dépannage.

Pas d’aliments concentrés à distribuer

En passant d’une salle de traite ou un roto au procédé Batch Milking, les impacts sont mineurs sur la gestion quotidienne du troupeau. Il faut en effet toujours parquer les vaches deux ou trois fois par jour pour les passer à la traite. Les élevages en ration complète n’ont ainsi pas de modification à apporter à leur mode de rationnement, contrairement au fonctionnement traditionnel des robots qui s’accompagne généralement de la distribution d’aliments concentrés dans la stalle.

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