Un comité exceptionnel s’est jeudi dernier sur le sujet de la réforme du système des AOC viticoles.
Ainsi que nous l’avions annoncé (
LM du 15 avril) René Renou, président du comité «
Vins» de l’INAO (Institut national des appellations d’origine contrôlée) a réuni le 29 avril un comité exceptionnel pour présenter son plan de réforme du système des appellations d’origine contrôlées (AOC) dans ce secteur. On sait les raisons qui justifient une telle démarche : les problèmes de qualité qui se posent pour certaines AOC supportant parfois mal la comparaison avec des vins de pays qui ne cessent de s’améliorer ; la complexité de notre système qui n’est pas toujours appréhendée par le consommateur français et encore moins par l’étranger.
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Consommation intérieure, exportation, concurrence des vins du Nouveau Monde,…sont autant d’arguments sur lesquels René Renou va étayer son projet, dont l’aspect le plus immédiatement spectaculaire serait, comme nous l’avons déjà indiqué, une segmentation des AOC avec la création d’une AOCE, (AOC d’Excellence). Celle-ci pourrait être reconnue comme STE (Site et Terroir d’Exception) , mais qui devrait, pour ce faire, obéir à des contraintes très strictes.
Pour les AOC standards, un renforcement des contrôles qualitatifs interviendrait également. À l’issue du comité exceptionnel, si chacun reconnaît la nécessité de «
faire quelque chose» tous ne partagent pas la méthode proposée. Par exemple, si les Bordelais, concernés au premier chef par ce projet de réforme, n’ont pas manifesté, a priori, d’opposition majeure, les producteurs de vins de pays du Languedoc-Roussillon y voient une possible menace pour leur production. René Renou présentera publiquement son projet mardi prochain.