Négoce et transformation de matières premières agricoles Une année solide pour ADM

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Pour le géant états-unien Archer Daniels Midland ou ADM (négoce, nutrition…) de Chicago, l’année 2020 ressemble en tous points à 2019, du moins en termes de bilan financier. A l’image des résultats publiés le 26 janvier concernant le quatrième trimestre de son année fiscale et l’ensemble de l’année.

Pour son dernier trimestre (octobre-décembre) de son année fiscale achevée au 31 décembre 2020, ADM a enregistré un chiffre d’affaires de 17,978 Md$ contre 16,329 Md$ à la même époque lors de l’exercice précédent.

Sur l’ensemble de l’année, le chiffre d’affaires ressort à 64,355 Md$ en 2020 contre 64,656 Md$ en 2019, tout juste 300 M$ de moins en dépit de l’épidémie mondiale liée à la Covid-19.

Les profits nets, tant au quatrième trimestre que pour l’ensemble de l’année, sont en progression sensible comparés à ceux des deux mêmes échéances du précédent exercice.

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Les branches Services à l’agriculture/graines oléagineuses et Nutrition ont tiré tout à la fois l’activité, les revenus et les profits vers le haut en 2020. Ce segment a réalisé un chiffre d’affaires de 14,369 Md$ au quatrième trimestre 2020 (12,359 Md$) et de 49,716 Md$ sur l'ensemble de l'année 2020 (48,741 Md$). Et surtout, ces activités ont généré plus de 2 Md$ de profit en 2020. Il est vrai que la demande mondiale sur ces matières premières et produits transformés a été très forte l’an passé.

Agriculture, graines et nutrition

Dans le détail pour le quatrième trimestre, les activités de services à l’agriculture se sont mieux portées globalement qu’en 2019. L’Amérique du Nord a bénéficié d’une très forte demande mondiale, notamment de la part de la Chine avec d'importants volumes d’exportations et des marges élevées. L’Amérique du Sud est demeurée en retrait. Les activités d’écrasement ont également dépassé celles du même trimestre de 2019, en raison d’une offre resserrée en soja face à une demande globale forte à la fois pour les utilisations alimentaires et pour les huiles.

Pour les trois derniers mois de l’année 2020, le segment Nutrition humaine a fait mieux que la même période l’an passé. La partie Arômes a réalisé un gros trimestre grâce aux activités des zones Amérique du Nord et Europe-Moyen-Orient-Afrique. La progression s’est poursuivie sur le segment Protéines végétales avec de meilleurs résultats en ingrédients de spécialités, comparé au quatrième trimestre 2019. Les ventes du segment Santé et bien-être ont aussi progressé grâce aux activités en nutrition et santé naturelle. Même satisfecit pour ADM en nutrition animale avec des activités en hausse en Asie et Europe-Moyen-Orient-Afrique et une amélioration pour le secteur des acides aminés partiellement affectée par des effets de change négatifs en Amérique latine.

Dans un communiqué à l’attention des investisseurs, Juan Luciano, PDG d’ADM, a remercié toutes ses équipes de toutes les parties de la planète qui ont permis d’obtenir de tels résultats en ligne avec les objectifs stratégiques du groupe. « Avec une demande globale forte prévue dans les grains et les graines oléagineuses aussi bien que dans l’alimentation humaine et les huiles, nous sommes confiants pour réaliser à nouveau une belle performance dans les services à l’agriculture et les graines oléagineuses en 2021 », peut-on lire dans le même communiqué. Une année qui devrait être encore profitable en termes de résultats, selon ADM.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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