Le sous-groupe de travail des rencontres « Animal et Société » sur l’abattage rituel est parvenu hier midi à quelques accords de principe dans une ambiance qualifiée de « courtoise » par le chargé de mission du ministère de l’Agriculture. Ainsi, les questions de l’étourdissement, des équipements d’abattage et des bonnes pratiques semblent solubles, d’après les témoignages recueillis . Si l’étourdissement préalable des bêtes reste polémique au sein des communautés musulmanes et juives, il est apparu que l’étourdissement post-jugulation pourrait recueillir une large acceptation, aussi bien de la part des pratiquants que des défenseurs des animaux. Certaines contributions établissant qu’un étourdissement mal effectué sur des ruminants peut être faire souffrir davantage qu’un abattage rituel sans étourdissement, ont pesé dans le débat, selon le directeur de l’OABA (œuvre d’assistance aux animaux d’abattoir). Pour les volailles, deux pistes sont ouvertes, selon le recteur de la Grande mosquée de Lyon, une électronarcose préalable, s’il est prouvé qu’elle ne fait qu’endormir, et une électronarcose après égorgement. L’étiquetage des viandes issues d’animaux abattus sans étourdissement, demandé par les associations de défense animale, a été écarté, qualifié de « discriminant » par les représentants des cultes. Mais un large consensus s’est établi en faveur des bonnes pratiques et des contrôles. La formation des sacrificateurs et des agents de l’Etat ainsi qu’un projet de guide de bonnes pratiques des abattages rituels ont été demandés. S’agissant des équipements, les boxes de contention rotatifs n’ont pas été mis en cause, d’après le directeur de la FNICGV.
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