Ouverture à l'Est et modernisation des outils de production sont au programme de l'AG de l'organisation.
Garder le cap, inciter à la modernisation des outils de production et porter l’idée d’une super organisation des groupements de producteurs dans le Grand Ouest : voilà les deux idées phares de l’Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB), qui tiendra son assemblée générale vendredi 5 décembre prochain à Morlaix.
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En 2008, aucun répit n’a été accordé aux filières porcine, bovine et œufs, secteurs dans lesquels l’UGPVB met en œuvre des démarches collectives en économie, environnement, communication, et défend les intérêts de ses adhérents (36 groupements et 15 000 producteurs). 18 de crise ont épuisé la trésorerie des éleveurs de porcs : 35 % d’entre eux présentent une trésorerie négative de 950 euros par truie (220 truies par élevage en moyenne) contre 16 % un an auparavant, selon l’UGPVB. Les éleveurs bovins ont également souffert, cette année, d’une hausse des charges (+ 50 centimes par kilo de carcasse, selon l’Union) qui n’a pas été répercutée vers l’aval, et des conséquences de la fièvre catarrhale. L’interdiction de mouvements d’animaux ont laissé sur le marché français 150 000 mâles habituellement exportés en maigre vers l’Italie.
« Ils impacteront négativement la production organisée », prédit l’UGPVB. Quant aux éleveurs de pondeuses, après une année 2008 jugée en demi-teinte, ils pourraient voir leur production moins bien rémunérée en 2009, rapporte l’UGPVB.
L’écotaxe , injustice criante
Ces crises sont d’autant plus mal vécues qu’elles sont amplifiées par les distorsions de concurrence. Exemple flagrant, l’écotaxe (au kilomètre parcouru) qu’un projet de loi doit mettre en place en France.
« Pour l’économie bretonne, il s’agirait d’une injustice criante », fulmine Marcel Corman, président de l’UGPVB. Cependant, il voit plusieurs raisons de ne pas baisser les bras : l’ancrage des hommes sur leur territoire -47,2 % des éleveurs français de porcs se situent en Bretagne, 62 % avec les Pays de la Loire- ; « l’excellent » niveau sanitaire et technique des élevages ; l’avancée de la lutte contre les rejets azotés dans l’environnement... Pour
« conforter un des bassins de production leader en Europe », l’UGPVB veut s’ouvrir à l’est de son territoire, vers les autres OP, suivant ainsi les rapprochements économiques qui ont eu lieu cette année. Parallèlement, l’UGPVB insiste sur les signes de reprise qui devraient se traduire par une hausse des cours, notamment en porc, et sur la nécessité pour les producteurs réinvestir dans leur outil.