Sarkozy promet quelques cadeaux aux PME

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Pour sa première intervention devant les PME, Nicolas Sarkozy n'était pas venu les mains vides vendredi à Lyon, lors de l'assemblée des entrepreneurs de la CGPME. Répondant à une demande pressante des petites entreprises, notamment de l'industrie agroalimentaire, le président de la République a annoncé qu'il voulait réduire les délais de paiement. « Ce n'est pas le rôle des PME d'assurer la trésorerie des grands groupes, et de la grande distribution, et même de l'État » a-t-il déclaré, reprenant les termes de Jean-François Roubaud, président de la CGPME. Dans la loi de modernisation de l'économie présentée début 2008 par Christine Lagarde et Hervé Novelli, le délai maximum de paiement à compter de la réception de la facture sera réduit à 60 jours, a-t-il promis. Dès l'année prochaine, le délai de paiement pour les marchés publics d'Etat passera de 45 à 30 jours. S'inspirant du rapport de l'ancien ministre Lionel Storelu, Nicolas Sarkozy s'est par également prononcé pour une « discrimination positive en faveur des PME » dans l'accès aux marchés publics.

Négociabilité, « n'ayez pas peur »

« Les administrations ont tendance à acheter à des grands groupes des produits vingt fois référencés. Et bien je demande qu'un effort particulier soit fait pour les aider à forcer leur nature et les encourager à acheter des produits nouveaux, à donner leur première référence à des PME innovantes », a-t-il ajouté. Parmi les autres dispositions annoncées en faveur des petites entreprises, le président a confirmé la suppression dès le premier semestre 2008, à titre expérimental, des conséquences financières du franchissement des seuils (de 10 ou 20 salariés) et la fin de l'imposition forfaitaire annuelle programmée dans un an.

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En revanche, Nicolas Sarkzoy n'a pas répondu aux inquiétudes de la CGPME concernant la réforme de la loi Galland. Il a même réaffirmé vouloir aller plus loin sur la négociabilité. Aux PME réticentes, il a lancé : « cela me paraît essentiel que vous entriez dans cette réforme et dans cette négociation sans avoir peur. [...] Réfléchissez, je vous assure. Si encore, nous étions contents, on peut comprendre ».

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