Quatre vaches et neuf agneaux. Le week-end pascal fut l’occasion pour la filière viande de la haute vallée de l’Aude de se roder, avant un démarrage prévu pour le début de l’été. « Nous avons constitué l’association (Viandes des Pyrénées audoises, ndlr) qui permettra de mettre en place la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC, ndlr), et là, nous allons travailler pour planifier les premières livraisons d’animaux », explique Pauline Mouly, l’animatrice recrutée pour porter le projet.
L’association puis la SCIC, qui la remplacera, n’ont pas de rôle commercial. Elles seront une interface permettant d’organiser l’offre et la demande. « Ce travail nous permet de servir des demi-carcasses à des petites boucheries qui ne travaillaient plus ainsi », ajoute-t-elle. Le démarrage du projet se fait avec cinq éleveurs, représentatifs de l’élevage local et quatre boucheries. Les éleveurs sont appuyés techniquement par la chambre d’agriculture pour l’engraissement et le cahier des charges de la filière Viandes des Pyrénées audoises a été défini. Elles proviennent d’animaux nés, élevés, engraissés avec du fourrage audois et abattus par l’abattoir de Quillan. Le potentiel total d’animaux disponible pour cette petite filière est de 750 vaches par an.
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