“Ensemble tout devient possible», a promis le nouveau président Nicolas Sarkozy qui a été élu avec 53% des voix le 6 mai. Même la remise en cause du périmètre et de la place du ministère de l’Agriculture est envisageable aujourd’hui alors que le nouveau président doit mettre en place son gouvernement cette fin de semaine. Le candidat de la rupture qui a promis un gouvernement resserré trouverait là une belle occasion de rompre avec une tradition d’un ministre de l’Agriculture de plein exercice. Et le successeur de Jacques Chirac, fervent défenseur de la cause agricole, afficherait ainsi sa différence. Pour preuve, Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA s’est fendu à deux reprises de communiqués réclamant le maintien d’un vrai ministère de l’Agriculture.
Programmation d’un « Grenelle de l’environnement »
Des valeurs communes
Des agriculteurs chef d’entreprise
Nicolas Sarkozy appelle les agriculteurs à devenir maîtres de leur destin en construisant « un autre rapport de force face à 6 énormes centrales d’achat ». Sa sensibilité libérale plaide pour « l’égalité des armes : quand la distribution s’organise, la production doit pouvoir le faire aussi ». En clair, les agriculteurs doivent trouver « une nouvelle position, plus rémunératrice dans la chaîne de valeur qui va du producteur au détaillant ou au produit fini ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
L’OMC : « Repartir sur des bases saines
Urgence encore pour lancer la «révolution écologique». Nicolas Sarkozy a l’ambition de créer un grand ministère du développement durable regroupant l’écologie, l’énergie, les transports, l’équipement et la prévention des risques industriels. Il a évoqué à plusieurs reprises sa volonté de « défiscaliser intégralement les biocarburants ».
« Je ne crois pas en la désintensification »
Question à ...
Antoine Herth : “On doit s’attendre à une position ferme à l’OMC”
Agriculteur, député UMP du Bas-Rhin, spécialiste des questions agricoles à l’UMP, Antoine Herth est persuadé que Nicolas Sarkozy maintiendra une position ferme de la France vis-à-vis d’un accord tel qu’il se présente à l’OMC.
Sa position peut se déduire de ce qu’il a déjà dit concernant l’Europe. Nicolas Sarkozy est pro-Européen mais il ne comprendrait pas une Europe qui ne protège pas les intérêts de ses habitants. On peut donc s’attendre à une position très ferme vis-à-vis d’un accord à l’Organisation mondiale du commerce qui ne serait pas équilibré entre les différentes parties prenantes.