Malgré un contexte géopolitique incertain au Moyen-Orient engendrant la crainte de pressions sur les matières premières, le prix de l’urée enregistre un nouveau recul en avril, de 30 €/t départ port, entraînant la solution azotée et, dans une moindre mesure, l’ammonitrate dans son sillage.
Le repli des prix de l'urée et, par ricochet, de la solution azotée et de l'ammonitrate résulte de la disponibilité importante en urée sur le marché international, renforcée suite de l’appel d’offres de l'Inde qui s’est conclu par des volumes achetés très inférieurs aux prévisions. De plus, le retour de la Chine sur le marché mondial contribue à accentuer cette tendance à la baisse. En dépit de l’évolution euro-dollar défavorable aux importations européennes, ces prix plus attractifs ne parviennent pas à simuler la demande française en azote, demeurant timorée, en raison d’un prix du blé peinant à remonter. D’où des achats spots, et des prises des positions attentistes sur la nouvelle campagne. Cette situation oblige les producteurs d’ammonitrate français à déstocker, avec un glissement de leurs prix.
En phosphore, DAP et SPT, la tendance est également à la décrue des cours, dû notamment à de nouvelles disponibilités d’origine chinoises, alimentant le marché indien.
Quant au marché de la potasse, après s’être activé notamment au Brésil, il ralentit de nouveau, avec un prix s’effritant peu à peu, néanmoins supérieur de 100 €/t environ à son niveau d’avant covid.
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