Les fournisseurs et clients de Doux dans l’expectative

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La partie française du volailler Doux, placée vendredi en redressement judiciaire, doit 90 M Eur à ses fournisseurs. Les créanciers sont essentiellement des fournisseurs de matières premières, Doux fabriquant la majeure partie de son aliment, des fabricants d’aliments, dont Nutréa Nutrition animale (filiale des coopératives Triskalia et Terrena), des transporteurs et quelque 800 éleveurs intégrés. Ces derniers, accoutumés depuis au moins quatre ans à des retards de paiement allant de 8 jours à un mois, ont vu ceux-ci grimper jusqu’à 140 jours ces derniers mois, selon la FRSEA Pays de la Loire. Le groupe dit avoir « fait le choix de la sécurité » en demandant le redressement judiciaire. Ce qui semble convaincre les éleveurs, de sources syndicales. Doux fait savoir son intention d’assurer la « continuité opérationnelle » et la livraison de ses clients (GMS, RHF et grand export). A cet effet, il annonce la mise en place, ce jour, d’un plan d’aide aux « fournisseurs stratégiques » et aux éleveurs. Les hauts fonctionnaires Georges-Pierre Malpel et André Nil (cellule d’appui de la filière avicole), rencontrent cet après-midi les collectivités territoriales, services de l’Etat et représentants des éleveurs, le premier à la préfecture de Rennes à 14h30, le second à 17h30 à la préfecture de Nantes. Ils doivent remettre un rapport d’étape dans une semaine au ministre Stéphane Le Foll.

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