Les systèmes automatisés de paillage alimentés par des unités de stockage à poste fixe s’intègrent assez facilement dans les bâtiments existants. Crédits : © Dussau Distribution
L’installation d’un robot suspendu impose une charpente suffisamment robuste et une bonne hauteur du bâtiment. Crédits : © D. Laisney

Les systèmes de paillage automatisés se présentent sous des conceptions bien différentes, mais leurs objectifs restent les mêmes : faire gagner du temps et réduire la pénibilité du travail.

Les automates de paillage présentent, selon les marques, des architectures bien différentes, rendant leur montage plus ou moins complexe. Les systèmes proposés par Altec, EHB, GEA, Kuhn TKS par exemple, se composent de pailleuses suspendues à un rail, qui emportent directement une balle entière, ronde ou cubique selon les modèles. Il existe chez certains constructeurs des stockeurs multiballes avec tapis de chargement, qui augmentent l’autonomie et simplifient l’utilisation. Ces matériels aériens demandent un bâtiment suffisamment haut, dont la charpente est assez robuste.

La paille broyée et dépoussiérée

Les installations automatisées de Dussau Distribution, Schauer, Wasserbauer ou ALB Innovation partagent le même principe d’unité à poste fixe stockant une ou plusieurs balles. Ces stockeurs assurent le démêlage et le broyage de la paille, ainsi que l’extraction de la poussière, voire le retrait des pierres pour certains modèles. La paille broyée est convoyée par des procédés différents selon les marques. Le dispositif Clean Pulse de Dussau Distribution transporte pneumatiquement. Il permet, grâce à des canalisations aériennes ou enterrées, de desservir plusieurs bâtiments distincts. Sa tête de paillage robotisée Sentinel, se déplaçant sur un petit rail, a l’avantage d’être légère et de s’installer sans contraindre la charpente.

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La bonne quantité au bon endroit

Les solutions Strohmatic de Schauer et PaillÔtop d’ALB Innovation convoient la paille à l’aide d’un câble à pastilles, qui circulent dans une tuyauterie. Des orifices réglables sur le parcours contrôlent les quantités et les zones de paillage. ALB Innovation propose également des doseurs qui, une fois remplis, lâchent le volume de paille souhaité à un endroit précis. Schauer compte aussi à son catalogue le transport pneumatique sous l’appellation Strohmatic Air. Wasserbauer se distingue par l’utilisation d’un wagon pailleur suspendu à un rail fixé à la charpente. Cet automate, décliné en versions de 2 000 et 3 000 litres, pèse 850 et 1 000 kg et emporte une petite quantité de paille (35 à 40 kg pour le petit modèle). Il présente l’avantage de pouvoir définir de multiples zones de paillage et donne la possibilité d’ajuster précisément les quantités appliquées via le logiciel dédié, depuis le smartphone ou l’ordinateur.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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