Le thème du suicide des agriculteurs n’est plus un tabou. C’est même un sujet vibrant actuellement sur les écrans de cinéma avec le film Au nom de la Terre.
« Un agriculteur se suicide chaque jour en France ». C’est Edouard Bergeon, le réalisateur du film, qui le dit. Et il sait hélas de quoi il parle puisque c’est l’histoire de son propre père qui est jouée à l’écran par l’acteur Guillaume Canet.
La Mutualité sociale agricole se préoccupe de ce fléau. En Bretagne, la MSA d’Armorique a été la première à créer en 2013 un réseau de « sentinelles » chargé de la veille et de la prise en charge des agriculteurs en situation de grande fragilité. D’ici la fin de l’année « une équipe de bénévoles complètera le dispositif », annonce Terra.
Les sentinelles jouent un rôle dans la prévention du mal-être des agriculteurs. Dans son bulletin d’information le Bimsa, la MSA présente ce réseau de solidarité. Des hommes et des femmes qui ont pour mission de repérer, écouter, évaluer, accompagner et orienter.
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Et si en parler pouvait faire reculer les chiffres ?
Sur Twitter, le #suicidedesagriculteurs diffuse un message de SOS Amitié.
Une proposition de loi pour « prévenir le suicide des agriculteurs »
L'information est parue dans Agra le 10 octobre : une proposition de loi visant à «prévenir le suicide des agriculteurs» a été déposée au Sénat le 26 septembre dernier. Présentée par le sénateur PS de l’Hérault Henri Cabanel, elle s’inspire de l’obligation légale d’assistance à personne en danger et souhaite contraindre les banques à «repérer les difficultés financières d’un client chef d’exploitation agricole ou salarié agricole» pour «l’orienter vers un accompagnement social et psychologique» en faisant le lien avec la Mutualité sociale agricole (MSA). «Il s’agit d’inverser le principe qui prévalait jusqu’alors, la démarche des agriculteurs vers la MSA, en proposant une démarche des banques vers les agriculteurs», explique Henri Cabanel dans l’exposé des motifs.