L’examen de la loi sur l’hôpital a commencé mardi à l’Assemblée nationale, et s’annonce déjà mouvementé au vu des amendements déjà déposés. D’abord concernant le traitement de l’alcool dans la presse. Lundi, 90 députés UMP et NC ont déposé un amendement au projet de loi pour assouplir la loi Évin, suite à la condamnation, en décembre 2007, du journal Le Parisien
« pour avoir publié une série de reportages consacrés au champagne ». Ils proposent que tous les articles de presse traitant de boissons alcoolisées ne soient pas considérés comme de la propagande ou de la publicité s’ils ne font l’objet d’aucun paiement ou contrepartie financière.
«Au pays des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, il nous faut préserver notre terroir et nos traditions tout en continuant notre combat dans la lutte contre l'abus d'alcool», clament les députés. Autre sujet de controverse, la publicité alimentaire à la télévision et à la radio. La commission des Affaires sociales a interdit la diffusion de spots pour les produits
«avec ajout de sucre, de matière grasse, ou d’édulcorant de synthèse», avant, pendant, et après les programmes jeunesse, d’après
La Tribune de mardi. Elle prévoit également d’augmenter la taxe de 1,5 à 3 % sur la publicité alimentaire, qui serait rendue obligatoire. Quant aux chaînes et aux industries agro-alimentaires, elles devront diffuser et financer des émissions et des programmes sur l’alimentation et l’activité physique pour promouvoir els bons comportements. Tout cela sous la vigilance du CSA et en tenant compte du PNNS. Les chaînes, quant à elles, plaident avec le ministère de la Culture pour une charte d’autorégulation, mais affichent grise mine et doutent de la réelle volonté du ministère de la santé de signer la charte.
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