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Installation : Alterfixe, une autre voie pour installer des jeunes

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Gilles Delaunay, du Gaec du Mont Hardy, avec Karine Troilo et Adrien Desplat, d'Alterfixe. « Alterfixe accompagne des jeunes ayant un projet d’installation en collectif où le respect de l’environnement occupe une place prépondérante. » Crédits : © Alterfixe
Emeline Arnaud, future installée. « Les nombreux liens créés grâce à Alterfixe complètent mes visites d’élevages, ma formation et mon expérience comme salariée dans une exploitation laitière. » Crédits : © E. Arnaud
Emeline Arnaud, future installée. « Les nombreux liens créés grâce à Alterfixe complètent mes visites d’élevages, ma formation et mon expérience comme salariée dans une exploitation laitière. » Crédits : © E. Arnaud

Quelque quatre-vingts jeunes ont participé aux deux camps d’été Alterfixe organisés en juillet 2022 et 2023 au Gaec du Mont Hardy, à Saint-Hilaire-de-Briouze dans l’Orne. L’idée pour les participants n’est évidemment pas de passer deux ou trois semaines de vacances dans le bocage ornais, même si le lieu s’y prête. L’objectif des organisateurs est de permettre à des porteurs de projets d’installation en agriculture (production laitière, maraîchage…), en grande majorité non issus du milieu agricole, de rencontrer des agriculteurs qui souhaitent transmettre et/ou créer un nouvel atelier sur leur ferme. De les faire se rencontrer pour qu’ils échangent sur leur projet.

Les jeunes peuvent aussi s’inspirer de projets existants et bénéficier de conseils à travers plusieurs ateliers organisés par des partenaires d’aide à l’installation : Terre de liens, Safer, Civam, Bio en Normandie, Ardear Normandie et chambre d’agriculture de l’Orne.

« Une soixantaine de fermes du bocage gravitent autour d’Alterfixe, dont la moitié de façon très active : visite de l’exploitation, échanges avec les porteurs de projets lors des camps, prêt de matériel, etc. », expose Karine Troilo, coordinatrice d’Alterfixe. Avec un tel programme, organiser un camp d’été avec seulement trois salariés (1,5 équivalent temps plein) serait impossible sans l’aide d’une trentaine de bénévoles.

Des camps d’été complétés par un accompagnement

 

 

 

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Venus de différentes régions, les candidats à l’installation ont des profils et parcours très variés. « Ces jeunes se sont bien renseignés ou formés avant de venir participer au camp d’été pour mûrir leur projet », confirme Karine Troilo.

Parmi eux, certains sont attirés par l’élevage laitier. C’est notamment le cas d’Emeline Arnaud et de son conjoint, Antoine Soulier, tous les deux ingénieurs en mécanique. « Nous travaillons depuis de nombreuses années sur notre projet. Il est carré », affirme Emeline sur un ton qui ne laisse pas de place au doute.

« Nous souhaitons nous associer avec deux ou trois autres personnes dans une ferme de polyculture élevage en système bio et créer un atelier de transformation pour le lait et les céréales produits sur l’exploitation. Le volet environnemental nous tient à cœur. Selon les opportunités, cela se fera soit en apportant une diversification au sein d’un Gaec existant, soit en trouvant d’autres personnes et la ferme qui convient, décrit-elle. Les nombreux liens créés grâce à Alterfixe complètent nos visites d’élevages, notre formation et mon expérience comme salariée dans une exploitation laitière. » Alterfixe propose en complément des camps, un accompagnement sur cinq mois pour des collectifs en cours de création.

S’installer à plusieurs

Alterfixe est une initiative née d’un double constat. D’un côté, le renouvellement des générations dans les fermes est de plus en plus problématique. De l’autre, de plus en plus de jeunes, non issus du milieu agricole, désirent s’installer. « L’accès au foncier est difficile. Beaucoup de terres partent à l’agrandissement. C’est donc très compliqué pour un jeune de s’installer seul », décrit Karine Troilo. D’où l’idée de créer un lien entre les porteurs de projet et les futurs cédants ou associés, en vue d’une installation en collectif. Le projet bénéficie d’un soutien financier de l’Europe et de la région via la Coop des Territoires : 80 % du budget total.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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