Les ministres de l'Agriculture du G8 ont achevé lundi leur réunion sur la crise alimentaire dont ils ont souligné l'importance politique, sans donner de véritables solutions concrètes face à la faim dans le monde. Les ministres ont soutenu que
« plus devait être fait pour accroître la quantité (...) de la production agricole » afin de nourrir la planète et ont souligné
« l'importance de l'augmentation de l'investissment public et privé » dans l'agriculture, mais sans objectifs précis. Sur la question de la spéculation, l'une des causes de la flambée des prix qui a entraîné des émeutes de la faim dans de nombreux pays, la déclaration est restée vague, se contentant de préconiser une
« surveillance et une analyse supplémentaire des facteurs ». Un
« système de stockage » de denrées a également été évoqué pour faire face à une
« urgence humanitaire ». « Au moins l’agriculture a été placée en tête des priorités », a déclaré Michel Barnier. D’après le FAO (l’agence de l’Onu pour l’agriculture et l’alimentation), l’effort à consentir d’ici 2015 pour palier aux pénuries serait de 30 milliards de dollars par an.
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