Lors de l'Evénement fruits et légumes, Jérôme Bédier a annoncé des actions des enseignes en 2009.
Au déjeuner débat organisé le 7 octobre à Angers par l’Événement Fruits et légumes, rencontre entre professionnels de la mise en marché des fruits et légumes et la distribution, Jérôme Bédier, président de la FCD, a annoncé qu’une vaste opération de communication sur le pouvoir d’achat et les fruits et légumes allait être lancée en 2009.
« Malgré le PPNS (plan national nutrition santé), les ventes de fruits et légumes ont tendance à stagner voire à régresser pour certains produits. Cela est dû au fait que nous n’arrivons pas collectivement à agir. Au sein de l’interprofession, nous avons des décisions à prendre et vite. Nous pouvons reprendre le slogan 5-1-2 c’est-à-dire 5 fruits et légumes par jour pour plus de 1 kg acheté (soit les besoins de 2 personnes) et moins de 2 euros. Ce qui revient en fait à dépenser 1 euro par personne et par jour. »
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Le président de la FCD appelle aussi de ses vœux pour que l’interprofession se mette réellement en place :
« Comment devons nous faire pour que l’interprofession tienne la route ? La question est en suspens depuis plusieurs mois. D’un côté, les pouvoirs publics souhaiteraient que nous prenions le relais des offices et que nous prenions en charge certaines de leurs finances. De l’autre côté, certains syndicalistes agricoles aimeraient que l’interprofession devienne un outil pour l’amont afin de mieux contrôler l’aval. Mais je crois que le rôle de l’interprofession est de s’organiser pour satisfaire au mieux le consommateur. » Et Jérôme Bédier de conclure :
« Nous avons un choix à faire. C’est une interprofession économique et non politique que nous voulons. L’interprofession doit fournir aux acteurs un cadre de pensée. Les solutions, ce sont une stratégie en communication plus structurée et aborder les sujets avec l’ensemble des acteurs sur par exemple comment diminuer les coûts d’emballage. »
Le représentant des entreprises du commerce et de la distribution a balayé d’un revers la question sur la répartition de la valeur ajoutée et répondu franchement de l’intérêt de la distribution à dialoguer avec des producteurs organisés :
« Il est indispensable que les producteurs s’organisent. Je pense que ceux qui ont opté pour une stratégie de marque ne le regrettent pas. »