Des pneus de plus en plus connectés

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Les données collectées par ces capteurs peuvent donner des informations intéressantes au service support du manufacturier, mais aussi à son centre de recherche et développement en vue d’améliorer le produit. Crédits : © Nokian
Chez Nokian, équiper son pneu d’un capteur de pression, de température et d’usure prolonge sa garantie d’un an. Crédits : © Nokian
Nombre d’équipementiers proposent des capteurs de température et de pression à installer à la place de la valve, et connectés à un petit terminal en cabine (au centre). Crédits : © L. Vimond
Trelleborg combine les capteurs de pression, au système de télégonflage et à l’application de calcul de charge TLC Plus. Crédits : © L. Vimond
Les capteurs de pression et de température équipent en standard les pneus VF TractorMaster Hybrid. Crédits : © D. Laisney

Ces dernières années, les manufacturiers ont vu leur catalogue s’étoffer et se diversifier avec l’arrivée de capteurs. Les premiers arrivés sur le marché des pneumatiques agricoles sont le TPMS, pour Tire Pressure Monitoring Systems  ou systèmes de gestion de la pression des pneumatiques. Placés en lieu et place de la valve, ces capteurs communiquent sans fil avec un petit moniteur en cabine informant de la pression, voire de la température dans chaque pneu. Des seuils peuvent être paramétrés, avertissant alors le chauffeur d’une chute de pression trahissant une fuite ou encore d’une surchauffe liée à une vitesse trop élevée par rapport à la charge. Ces informations évitent ainsi d’arriver dans des contextes risquant rapidement dégrader le pneumatique. Si les boîtiers, pouvant recevoir l’information de 16 pneus maximum (selon les modèles), sont généralement alimentés par une prise 12 volts, les capteurs disposent de leur propre source d’énergie, affichant une autonomie de 5 ans. Seule contrainte, ils ne sont pas compatibles avec un remplissage à l’eau du pneu. Compter entre 350 et 450 euros pour l’équipement de quatre pneumatiques.

En 2019, Trelleborg a connecté ces capteurs au système de télégonflage CTIS+ codéveloppé avec Dana, ainsi qu’à son application de calcul de la charge TLC Plus (Trelleborg Loac Calculator Plus). Le chauffeur du tracteur peut ainsi faire varier la pression des pneus directement depuis la cabine, en fonction de la pression recommandée, déterminée par le calculateur de charge. Il mesure les écarts potentiels entre la pression optimale et la pression de gonflage réelle des pneus et relaie ces informations, avec les ajustements recommandés, via une connectivité sans fil à l'appareil mobile ou à l’ordinateur du chef d’exploitation via le cloud.

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L’automne dernier, Continental et Nokian ont également dévoilé leur propre capteur. Celui-ci est collé sur la face intérieure du pneu, et non à la place de la valve. Le modèle de Continental informe de la température et de la pression et équipe de série les nouveaux pneumatiques VF TractorMaster Hybrid.

Affichant une autonomie de 5 ans, le capteur Intuitu de Nokian augmente d’un an la garantie du pneu Nokian qui en est équipé et communique avec l’application du smartphone. Cette application peut enregistrer les informations de toute une flotte de véhicule (jusqu’à 200). Ces données peuvent être transmises, avec l’accord du propriétaire de la machine, aux services de support technique, mais aussi de recherche et développement. Ce dernier bénéficie ainsi d’un volume conséquent de paramètres pouvant servir à l’amélioration des pneumatiques. Si à son lancement, seules la pression et la température sont disponibles, elles seront complétées au cours de l’année 2020 par d’autres informations, à commencer par le taux d’usure.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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