Colloque souveraineté : la profession agricole attend « un cap à 30 ans »

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Christiane Lambert : « il y a des enjeux très politiques derrière cet événement ». Crédits : © Franck Beloncle/Illustration

Quel but pour le colloque sur la souveraineté alimentaire organisé le 18 mai dans le cadre de la Semaine de l'agriculture ? « Fixer tous ensemble un cap, redonner des projets aux agriculteurs, une visibilité à horizon 25, 30 ans », explique Samuel Vandaele, président des Jeunes agriculteurs, lors d'un point presse le 11 mai.
« Si rien n'est fait, la souveraineté est en danger », prévient de son côté la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, rappelant la dégradation de la balance commerciale agroalimentaire. Une souveraineté que la profession envisage à trois niveaux : local, national et européen. « Nous appelons à un rebond qui passe par une prise de conscience des décideurs », martèle celle qui préside aussi le Caf (conseil de l'agriculture française), co-organisateur du colloque.
D'après Christiane Lambert, « il y a des enjeux très politiques derrière cet événement ». La présidente de la FNSEA se félicite « d'entendre une petite musique » en faveur du secteur agricole : « On parle de clauses miroirs, de changer le droit de la concurrence européen, de ne pas laisser entrer des produits qui ne respectent pas nos normes, etc. »
De son côté, le président de la Coopération agricole Dominique Chargé prévoit d'« interpeller les décideurs publics et régionaux autour de la question extrêmement importante de la restauration de notre capacité de production. Au-delà des annonces "one shot", nous avons besoin de lisibilité et de cohérence dans la décision publique », abonde ce producteur laitier de Loire-Atlantique.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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