La Fondation Brigitte Bardot s’était émue d’une formation prévue le 9 novembre à Grenoble, dans une salle municipale, pour expliquer à des « pères de famille » les sacrifices rituels en vigueur au moment de l’Aïd (en décembre). Un tel intitulé pouvait, selon la fondation,
« encourager l’abattage clandestin ». Le ministère de l’Intérieur a suivi cet argumentaire et fait pression sur la mairie pour qu’elle n’accorde pas la salle. A la demande de la place Beauvau, le préfet de l’Isère a transmis le 8 novembre un courrier à Michel Destod, député-maire (PS) de Grenoble. Il lui demandait
« de ne pas mettre à disposition la salle municipale afin de ne pas permettre le déroulement de cette formation ». L’association de consommateurs musulmans Asidcom, qui présentait la session comme
« une première en France », a décidé de jeter l’éponge.
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