Aller au contenu principal

Groupama ou Pacifica : deux visions de l’assurance apicole

Groupama propose des formules clés en main, Pacifica des contrats modulables. Tous deux couvrent ruches, bâtiments, matériel et responsabilité civile, mais avec des logiques différentes. Retour sur leurs offres, éclairées par les témoignages d’apiculteurs.

 

Groupama : des formules clés en main

À Groupama, l’apiculteur choisit parmi cinq formules de remboursement à la ruche. Chaque formule fixe un plafond d’indemnisation, une franchise et un coût à la ruche. Des options peuvent s’ajouter (mortalité des abeilles, protection juridique, diversification des activités…). L’approche est donc standardisée mais lisible : le niveau de protection dépend de la formule choisie.

Ce qui est inclus d’emblée

La formule inclut systématiquement : la responsabilité civile professionnelle, les incendies, les tempêtes, inondations et catastrophes naturelles, le vol et les dégradations, la défense-recours.

Ces garanties s’appliquent aux ruchers, bâtiments, matériels, production et à l’apiculteur lui-même.

Des options pour coller à votre activité

Plusieurs options peuvent être ajoutées : mortalité des abeilles (intoxication, loques, nosémose…), assurance juridique, activités de diversification (accueil de publics, formation, transformation, destruction de nids de frelons…).

Combien ça rembourse ? Et avec quelles franchises ? Groupama propose cinq formules, avec des plafonds de remboursement allant de 107 à 295 euros par ruche. Une franchise s’applique à chaque sinistre : elle peut être fixe ou proportionnelle, avec un minimum et un maximum prévus au contrat. La perte d’exploitation, automatiquement incluse, vise à compenser une partie du manque à gagner lié au sinistre (baisse de production, reconstitution du cheptel, interruption d’activité). Son montant reste toutefois limité : par exemple, pour un incendie, l’indemnisation ne peut dépasser 20 % du montant du sinistre.

À vérifier avant de signer

Les dégâts causés par les frelons asiatiques ne sont pas couverts. Pour les sinistres en transhumance, c’est l’assurance du véhicule qui prend le relais. Les franchises peuvent être élevées selon les formules choisies.

Pacifica : un contrat modulable

Pacifica (filiale du Crédit agricole) fonctionne différemment : l’apiculteur définit lui-même la valeur de ses ruches (entre 150 et 450 euros) et le montant de sa franchise (souvent entre 300 et 600 euros).

Le contrat est donc très personnalisable, avec des options à la carte : vol, incendie, bris de matériel, perte d’exploitation, etc. La contrepartie, c’est un entretien initial assez poussé avec le conseiller, qui permet de caler finement les garanties.

La base : RC et défense-recours, le reste à la carte

Seules la responsabilité civile (RC) et la défense-recours sont incluses d’office. Toutes les autres garanties (incendie, tempête, vol, pertes d’exploitation…) sont optionnelles.

Les options qui font la différence

Incendie, dégâts électriques, événements climatiques, vol et vandalisme, bris de matériel, accueil de publics, dégustations, pertes d’exploitation (au choix : suite à un vol ou une dégradation, ou suite à un sinistre climatique).

Valeur par ruche et franchise : vous décidez du curseur l’apiculteur choisit lui-même la valeur de remboursement par ruche (150 à 450 euros) et le montant de la franchise (souvent 300 à 600 euros). Le coût du contrat varie donc fortement selon les choix faits.

Les limites et conditions à connaître

Les mortalités d’abeilles ne sont prises en charge que si un tiers est reconnu responsable. Les dégâts causés par les frelons asiatiques ne sont pas indemnisés. Pacifica propose des réductions pour les jeunes installés (jusqu’à -50 % la première année).

Groupama vs Pacifica, les grandes différences

Les deux assureurs sont les plus sollicités par les apiculteurs professionnels. Leurs logiques sont proches, mais les modalités diffèrent.

Ce que disent les apiculteurs

Groupama : remboursements jugés rapides et efficaces, mais barèmes parfois trop bas et peu réactualisés.

Pacifica : grande souplesse dans la construction des contrats, remboursements jugés complets, mais parfois des mauvaises surprises (ex. : exclusions spécifiques).

Rédaction Réussir

Les plus lus

<em class="placeholder">Légende ???</em>
Pour que transhumer rime avec sécurité et sérénité

La saison est dense, et la fatigue s’accumule. Vous vous préparez peut-être à déplacer vos colonies pour d’ultimes miellées.…

<em class="placeholder">Un souffleur sur chariot pour une récolte plus sereine</em>
Un souffleur sur chariot pour une récolte plus sereine
Installé au Thor dans le Vaucluse, Vincent Bayon de Noyer, apiculteur au Rucher de Thouzon, a conçu un outil ingénieux : un…
<em class="placeholder">Pain d&#039;épices</em>
Transformation du miel : comment choisir le produit le mieux adapté à son exploitation ?
Dans un contexte d’instabilité climatique, la transformation des produits apicoles attire de plus en plus. Mais toutes les…
<em class="placeholder">Face au dérèglement climatique, a transhumance reste un bon levier pour les apiculteurs professionnels.</em>
Climat et apiculture : ce que le dérèglement change pour les abeilles et les apiculteurs
Sécheresses, canicules, manque de froid hivernal… Le changement climatique bouleverse les équilibres agronomiques sur lesquels…
Varroa : des chambres froides pour créer un arrêt de ponte au printemps
Varroa : des chambres froides pour créer un arrêt de ponte au printemps
Une étude américaine a récemment expérimenté une solution originale : placer les ruches en chambre froide au printemps pour…
<em class="placeholder">Calendrier de la mise en place de la réforme de la facturation électronique</em>
Facturation électronique : des obligations pour 2026 et 2027

La facturation électronique est un des sujets d’inquiétude en ce début d’année. Quels sont les obligations pour les…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 50€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Apiculture
Consultez la revue Réussir Apiculture au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière apiculture