À chacun son matériel de transhumance
Trois apiculteurs sur les quatre interrogés disposent d’un matériel spécifiquement dédié aux transhumances. Ils en sont tous très satisfaits. Tour d’horizon.
Si les configurations varient selon les territoires et les volumes de production, un point commun ressort : les apiculteurs privilégient du matériel fiable, durable et adapté à leurs contraintes de terrain, quitte à reconduire les mêmes choix au fil des renouvellements.
Nathalie Bourras, un équipement adapté aux reliefs corses
1 Pick-up Hilux 204 cv neuf (coût d’investissement)
1 remorque Ifor Williams, nombre de ruches chargées (coût d’investissement)
1 grue Apijuneda sur la remorque, achetée en 2021 (coût d’investissement).
2 balances connectées BeeGuard (coût d’investissement)
Coût d’entretien annuel moyen de l’ensemble : ??????
Prochains investissements envisagés : deux balances connectées supplémentaires et un plateau pour le pick-up, pour pouvoir y charger jusqu’à 24 ruches.
« Cet équipement est très bien adapté pour les petites routes, même s’il est parfois difficile à manœuvrer du fait de la longueur de l’ensemble. Les balances connectées sont également parfaites, j’y suis accro ! », indique Nathalie Bourras.
Raffaël Quinet, un matériel robuste largement rentabilisé
1 camion 19 tonnes de vingt ans (Renault Premium) – Acheté 20 000 € en 2011 – capacité de chargement : 144 ruches/384 hausses vides
2 pick-up : un Ford Ranger et un Toyota Hilux acheté 50 000 €
1 fourgon (Hiveco - ) acheté 10 000 € – capacité de chargement : 300 hausses vides
1 Bobcat de quinze ans – Acheté 15 000 € en 2011
Coût d’entretien annuel en moyenne : 2 000 €
100 000 km/an
Ruches palettisées par 4
« Je suis content de mon matériel. J’ai travaillé chez quelqu’un qui avait exactement cette configuration, ça marchait très bien, alors j’ai pris la même chose et j’essaie de faire durer mon matériel le plus longtemps possible », complète Raffaël Quinet.
Ivan Broncard, un compromis entre maniabilité et confort
Équipement
1 poids lourd 12 tonnes acheté il y a cinq ans (MAN/TGL) – 90 000 € – capacité de chargement : 64 ruches palettisées par 2 avec le chargeur
1 fourgon (MAN L2H2) capacité de chargement : environ 180 hausses vides pour les visites de ruchers
1 chargeur neuf sur chenille, un peu plus petit que le précédent – Modèle chenillon (Delahaye Création) – 30 000 € environ
4 balances connectées Optibee
Ruches palettisées par 2
12 000 km par an pour les transhumances (hors visites et récoltes) – Total global : environ 20 000 km
Coût d’entretien annuel du matériel : entre 2 500 et 7 000 € selon les années
Prochain investissement envisagé : une 5e balance pour mieux suivre les miellées fortes comme le châtaignier ou l’acacia.
« En réfléchissant à mon matériel au moment de le renouveler, j’ai compris qu’il était vraiment très bien adapté au modèle de mon exploitation, j’ai repris quasiment la même chose », admet Ivan Broncard.
À retenir
Le matériel de transhumance s’organise généralement autour de quelques éléments clés :
- des véhicules adaptés : du pick-up au poids lourd, le choix dépend du nombre de ruches transportées et des contraintes d’accès aux ruchers ;
- des équipements de manutention : grues, chargeurs ou systèmes de palettisation permettent de gagner en efficacité et de limiter la pénibilité ;
- une capacité de transport optimisée : remorques, fourgons ou plateaux viennent compléter les véhicules pour maximiser les déplacements.
- des outils de suivi : les balances connectées, de plus en plus répandues, permettent d’affiner les décisions de transhumance et de mieux suivre les miellées ;
- un compromis économique : entre investissement initial, coûts d’entretien et durée de vie, chaque exploitation ajuste son niveau d’équipement selon ses priorités.