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Les projets de la FDSEA pour 2003
"Valoriser nos productions locales"

"Valoriser nos productions locales afin de créer des richesses sur le
territoire et pouvoir faire vivre des agriculteurs" : ce sera l´une des
grandes priorités de la FDSEA en 2003. Son président,
Patrick Escure, dresse un bilan de l´année écoulée et évoque les chantiers
en cours.

© AA

Travailler à la revalorisation des productions locales, défendre les prix et la régulation des marchés agricoles, obtenir des simplifications administratives, trouver des solutions pour améliorer les conditions de vie et de travail des agriculteurs, faire évoluer le projet agricole départemental : telles seront les grandes priorités de la FDSEA en 2003. Son président, Patrick Escure, répond à nos questions.

L´UAR : Quels leviers comptez-vous utiliser pour revaloriser les productions locales ?Patrick Escure : Dans le domaine laitier, l´AOC cantal bien-sûr. On attend les conclusions de la commission d´enquête pour se remettre au travail au sein du Cif et préciser le cahier des charges. Il faut qu´on aille vite et qu´on négocie parallèlement des grilles du prix du lait, tant au niveau de l´AOC cantal que des autres appellations. Et qu´à travers la FDSEA, les producteurs jouent un rôle moteur. Car on a intérêt dans ce département à leur redonner des perspectives pour éviter la disparition des exploitations laitières. En viande bovine, il faudra s´appuyer sur les démarches et outils mis en place l´année dernière : Pôle viande, IGP aubrac, Label rouge salers et, bientôt, IGP "Boeuf du Cantal". On devra aussi utiliser les possibilités offertes par le décret "montagne" : des notices techniques sont en cours de rédaction au ministère. Nous souhaitons qu´elles ne prévoient aucune dérogation, autrement dit que ce signe de qualité s´applique à des denrées produites et transformées en zone de montagne.

L´UAR : Il est question de faire évoluer le projet agricole départemental. Pour quelles raisons ?P. E. : Nous pensons en effet qu´il faut faire évoluer les plafonds pour tenir compte de la nécessaire évolution de la capacité de production des exploitations. Il y a des familles qui ont des besoins particuliers, parce qu´elles ont des enfants, qu´elles doivent payer leurs études… et qui n´ont jamais bénéficié d´attributions laitières ou de PMTVA alors qu´elles étaient même parfois en-deçà des plafonds. Un agriculteur ne peut pas être condamné toute sa vie à vivre avec le même outil de production alors que ses besoins évoluent.

L´UAR : Vous évoquez aussi l´amélioration des conditions de vie et de travail. Comment allez-vous faire ?P. E. : A tous les niveaux, il faut qu´on cherche et qu´on mette en oeuvre des solutions pour que les agriculteurs bénéficient aussi du progrès social et réussissent à améliorer leurs conditions de travail. Cela passe par exemple par la création de groupements d´employeurs ou la mobilisation d´aides pour rénover les bâtiments d´élevage.

L´UAR : La simplification administrative fait partie de ces évolutions que vous réclamez ?P. E. : Oui, et ça ne date pas d´hier, le ministre et le Premier ministre ayant enfin promis de s´attaquer à ce problème. Nous demandons des simplifications des déclarations et qu´on évite de multiplier les contrôles. Nous espérons enfin que le nouveau CAD sera plus simple à mettre en oeuvre que les CTE : nous souhaitons qu´il permette de prendre en compte les problématiques de territoires.

L´UAR : Que pense la FDSEA du Cantal des propositions de révision de la Pac ?P. E. : Effectivement, le projet Fischler est loin d´être enterré. Il a peu changé par rapport à celui que nous avions dénoncé en 2002. Nous le trouvons donc toujours inacceptable. Pour exemple, il faut savoir que ces propositions condamneraient la prime vache allaitante (PMTVA).

Pour plus d´informations, consultez L´Union agricole et rurale du 8 janvier 2003.

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