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Une voie toute tracée, une race à pérenniser

Issu d’une famille élèvant des Brunes depuis plus d’un siècle, Yannick Salomon connaissait son futur métier depuis son plus jeune âge. Désireux de faire perdurer cette tradition, l’agriculteur de 20 ans a rejoint l’exploitation familiale à Savoisy, aussitôt ses études terminées.

© Aurélien Genest

Si la Brune ne pèse pas lourd dans les effectifs laitiers français (moins de 1 % des têtes), elle occupe une place importante chez les éleveurs de Côte-d’Or. « Cette race est élevée avec passion dans de nombreuses exploitations », indique fièrement Yannick Salomon, habitant le petit village de Savoisy à quelques kilomètres de sa ville natale de Châtillon-sur-Seine. Baignant dans l’élevage de Brunes et la production laitière depuis son enfance, Yannick a su très tôt la profession qu’il voulait exercer : « Pour moi, c’était la Brune ou rien et tout était planifié : le départ en retraite de mon oncle allait se caler avec la fin de mes études. Il ne me restait plus qu’à faire le bon choix dans ma formation. » Un bac pro conduite et gestion de l’exploitation agricole en poche, le jeune homme poursuit avec un BTS Acse. Il achète les parts sociales de son oncle dans la foulée et rejoint son père sur l’exploitation familiale, sans se laisser abattre par la conjoncture : « Elle n’est pas favorable en ce moment, mais la passion est grande et prend facilement le dessus. Il est important de pouvoir vivre de son métier, je pense que la Brune a des atouts à faire valoir. C’est une race qui allie productivité et longévité. Cette double caractéristique est source de rentabilité. Nous avons des vaches qui ont huit ans, c’est intéressant. »

La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 26 mars 2015.

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