Aller au contenu principal

Affaire Laporte
Une situation d’urgence

La FDSEA a organisé la semaine passée une réunion rassemblant les organisations professionnelles afin de réflechir à des solutions pour les éleveurs.

Avec le décès de Jean-Pierre Laporte, négociant en bestiaux au Montel-de-Gelat dans le Puy-de-Dôme, l'onde de choc aura fortement perturbé les éleveurs des Combrailles, laissant derrière lui plusieurs milliers d'euros d'impayés.

Une affaire bien délicate

Pour faire face à cette situation, une association de défense des éleveurs (ADECAL) a même été constituée regroupant pas moins de 80 éleveurs pour tenter dans la mesure du possible de recouvrir leurs créances dont le montant s'élève à ce jour à près de 1,4 millions d'euros. Mais cette affaire menée par l'avocat Me Serge Teillot semble bien délicate, tant les méandres juridiques sont nombreux et complexes. Si une bonne quarantaine d'éleveurs creusois sont concernées par cette affaire, avec des pertes moyennes de l'ordre de 10 000 euros par exploitant, la FDSEA de la Creuse n'a pas manqué de réagir en apportant son total soutien à l'ADECAL et aux éleveurs concernés. En organisant le 9 juin dernier une rencontre à la chambre d'agriculture avec l'ensemble des organisations professionnelles agricoles creusoises, la FDSEA entendait bien « mettre autour de la table toute la grande famille agricole pour définir ensemble une ligne de conduite commune », a déclaré son président Philippe Monteil.

Plusieurs dispositions prises rapidement

En présence des représentants de la chambre d'agriculture, de la Mutualité sociale agricole, du Crédit agricole, du GDSCC et l'AGC, le président de la FDSEA Philippe Monteil et le vice-président de l'ADECAL Gérard Brousse ont invité les partenaires agricoles à apporter leurs contributions et leurs soutiens aux éleveurs en difficulté. Ainsi parmi les mesures d'urgences qui ont été évoquées, plusieurs dispositions seront prises rapidement et prioritairement pour ces éleveurs, comme des reports ou des aménagements d'échéances qu'elles soient sociales ou bancaires ou l'étalement des factures pour les autres prestataires, sachant que chaque cas sera traité de manière individuelle. D'autre part, les services sociaux de la MSA seront mobilisés pour la circonstance et un appui juridique sera proposé par Groupama pour ses adhérents. La chambre d'agriculture détachera un conseiller du secteur pour accompagner les éleveurs dans les diverses démarches, selon Bernard Parry, vice président de la chambre d'agriculture et l'AGC veillera à la trésorerie et apportera les conseils nécessaire en matière de gestion et de fiscalité.

Il appartient maintenant aux éleveurs de se faire connaitre

Si l'on peut saluer la cohésion de l'ensemble des OPA creusoises pour venir en aide aux éleveurs concernés par cette affaire, le temps de passer ce mauvais cap, « il appartient maintenant aux éleveurs non déclarés de se faire connaitre auprès des responsables de l'ADECAL ou de la FDSEA » à souligné Gérard Brousse. A l'issue de cette réunion, une délégation composée de Philippe Monteil, Gérard Brousse et de Bernard Parry ont rencontré le préfet de la Creuse, Jean Fabre, d'une part pour le sensibiliser sur ce dossier et d'autre part pour que l'administration apporte également son soutien et des mesures spécifiques aux éleveurs touchés par cette affaire.

A.M

Les plus lus

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

Une jeune agricultrice corrézienne au cœur de l’engagement syndical

À 26 ans, Camille Privat incarne une nouvelle génération d’agriculteurs, alliant passion pour la terre, diversification des…

vaches laitières du GAEC Archer
Traite rotative : le GAEC Archer mise sur un ROTO pour gagner en efficacité

À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’…

quelques agriculteurs derrière une machine de récolte de l'herbe
Conditionneur ou non : la Cuma des 3L garde les deux options

Deux faucheuses, deux philosophies : conditionner pour sécher vite ou préserver la valeur nutritive.Une Cuma de Châtaigneraie…

Sodiaal et surproduction laitière : « notre priorité reste la stabilité du prix pour nos sociétaires »

Retour sur une année 2025 marquée par une collecte en demi-teinte et des perspectives 2026 sous tension. Entretien avec Jérôme…

Le bale grazing est un pâturage hivernal dont les résidus de foin vont servir à réensemencer la prairie et les bouses la fertiliser.
Le bale grazing : une technique innovante pour régénérer les prairies et optimiser le travail

Franck Pradier, éleveur de vaches Salers dans le Puy-de-Dôme, a adopté le bale grazing pour améliorer ses sols et gagner en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière