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La clavelée ovine : une maladie virale qui préoccupe l’Europe

Le GDS 43 fait le point sur cette maladie qui réapparaît en Europe.

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La clavelée ovine : une maladie virale contagieuse

La clavelée ovine, également appelée variole ovine, est une maladie virale hautement contagieuse touchant principalement les moutons, et plus rarement les chèvres. Elle est causée par un Capripoxvirus et ne présente aucun risque pour la santé humaine.
En revanche, ses conséquences sanitaires et économiques pour les élevages peuvent être majeures.

Signes cliniques et impact sur les élevages

La maladie se manifeste généralement par une fièvre élevée, suivie de lésions cutanées caractéristiques (papules, nodules, croûtes) pouvant s’étendre à l’ensemble du corps.
Des atteintes des muqueuses et des troubles respiratoires peuvent également être observés. Les agneaux sont particulièrement sensibles, avec des taux de mortalité très élevés lors de foyers sévères.

Maladie réglementée à déclaration obligatoire

La clavelée est classée comme maladie réglementée à déclaration obligatoire au niveau européen. En cas de suspicion ou de confirmation, des mesures strictes sont mises en œuvre.

Historiquement présente en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, la clavelée a réémergé en Europe ces dernières années. Plusieurs pays ont signalé des foyers, notamment la Grèce, avec une augmentation marquée des cas depuis 2023, et une diffusion dans différentes régions. Des épisodes ont également été rapportés dans d’autres États du sud-est de l’Europe et en Espagne, illustrant le risque de diffusion transfrontalière.

Transmission par contact direct

La transmission se fait principalement par contact direct entre animaux, mais aussi par l’intermédiaire de matériel, vêtements, véhicules ou de l’environnement contaminé, les croûtes étant particulièrement riches en virus.

Il n’existe pas de traitement spécifique contre la clavelée ; la prévention repose donc sur la biosécurité, la vigilance clinique et le contrôle des mouvements d’animaux.

Prévention et rôle des éleveurs

La surveillance épidémiologique et la sensibilisation des éleveurs et des intervenants de terrain restent essentielles pour détecter rapidement les foyers et protéger les filières ovines et caprines.

Le respect des protocoles de biosécurité, la déclaration immédiate de tout signe suspect et le contrôle strict des mouvements d’animaux sont les principaux leviers pour limiter la diffusion du virus et sécuriser les élevages.

 

 

 

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