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Une journée de discussion pour assurer la relève des agriculteurs

Le 26 novembre, à Marvejols, une vingtaine de chefs d'exploitation se sont rendus, à l'invitation de la chambre d'agriculture, à une journée d'information sur la transmission agricole. Plusieurs points administratifs ont été abordés pour assurer un bon départ à la retraite.

Lucie Bertrand, conseillère transmission à la chambre d'agriculture.
Lucie Bertrand, conseillère transmission à la chambre d'agriculture.
© ED

« Assurer une transmission, ce n'est pas boucler un simple dossier d'installation. Le chemin peut être très long avant de trouver la bonne personne. Il faut commencer à s'en préoccuper au moins cinq ans avant de partir en retraite », a expliqué Lucie Bertrand, conseillère transmission à la chambre d'agriculture. Le 26 novembre, elle a présenté le « calendrier idéal de la transmission » à une petite vingtaine d'agriculteurs du secteur de Marvejols. La rencontre s'inscrit dans le cadre de la sixième « Quinzaine de la transmission », un événement impulsé par le réseau national des chambres d'agriculture qui se déroule du 19 novembre au 3 décembre. En Lozère, trois autres formations sur le même thème ont eu lieu à Saint-Chély-d'Apcher, Florac et Châteauneuf-de-Randon.
Tous les chefs d'exploitation en activité de plus de 57 ans étaient invités à y participer. Ce moment d'échange autour des enjeux de la transmission et de présentation des dispositifs d'accompagnement tente de répondre à l'épineuse problématique du renouvellement des agriculteurs. En Lozère, un tiers des chefs d'exploitations ont plus de 55 ans et ils sont loin de tous pouvoir compter sur un repreneur. Un chiffre à l'image de la situation nationale où, d'ici 2026, 30 % des chefs d'exploitation atteindront l'âge de la retraite.
À en croire Lucie Bertrand, la transmission ne suit pas toujours le « calendrier idéal ». « Souvent j'ai des agriculteurs qui viennent me voir six mois avant leur départ à la retraite. Alors là, je leur dis que ce n'est pas possible ». Conseillère d'entreprise et conseillère spécialisée en transmission, elle a invité les futurs retraités à contacter la chambre le plus tôt possible pour faire un « audit transmission ». Cette prestation gratuite vise à cerner ce que l'exploitant souhaite transmettre (cheptel, foncier, matériel, stocks etc.) et le « profil » du repreneur souhaité.

La loi Chassaigne : casse-tête du calcul de la retraite


D'autant que cette année, la loi Chassaigne, entrée en vigueur le 1er novembre, complique les calculs. Le texte ambitionne de rehausser les plus petites retraites agricoles de 75 % à 85 % du Smic net, soit 1 035 euros par mois mais la revalorisation est loin d'être automatique. Pour en bénéficier, le requérant doit se situer en dessous de la barre des 1 035 euros, une fois qu'il a fait valoir l'ensemble de ses droits de base et complémentaires. Il faut alors qu'il prouve avoir été chef d'exploitation pendant 17,5 ans. Surtout, la loi ne concerne que les chefs d'exploitation pouvant justifier d'une pension à taux plein et d'une carrière complète au régime des non-salariés agricoles, soit 32,5 ans de cotisations. Des conditions qui excluent les parcours des chefs d'exploitation ayant eu d'autres activités ou des carrières entrecoupées.

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