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Une grave crise de la surproduction aux multiples symptômes

La filière laitière américaine vit actuellement une de ses plus graves crises de surproduction. Le surplus fromager des États-Unis a atteint un niveau record. Un article du GEG (Groupement d’étude géopolitique de l’École normale supérieure), publié le 21 janvier, analyse ce phénomène au regard de la situation agricole américaine et mondiale.

1,4 million de livres de fromages (6 300 000 000 kg) sont stockés dans les chambres froides aux États-Unis. Pour Cyprien Batut, directeur du programme économie du GEG et auteur d’un article sur le sujet*, ces stocks importants sont le signe que la filière laitière américaine vit une grave crise de surproduction. « Depuis plus de dix ans, des millions de litres de lait sont chaque année soit gaspillés, soit transformés en fromage pour les conserver plus longuement », analyse l’économiste. Cette surproduction est d’abord imputable à la volatilité du prix du lait et donc à une rentabilité incertaine de la production. Ainsi, le lait pouvant être stocké, les éleveurs américains surproduisent en pariant sur une augmentation des prix. « Au mieux, ils vendent à plus haut prix, au pire, ils font du fromage », explique le directeur économie du GEG. Mais au-delà de ces caractéristiques intrinsèques à la filière, cette crise de la surproduction trouverait ses causes dans des évolutions plus profondes. Ainsi, aux États-Unis, la production laitière n’est pas rentable dans les plus petites exploitations : leur bénéfice moyen est inférieur à zéro depuis 2000 (à l’exception de 2007 et 2014).

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1495, du 31 janvier, en page 7.

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