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Une dynamique à maintenir à son niveau actuel

Progrès génétique et promotion de la race ont occupé les débats de l'assemblée générale de l'Upra.

L'Upra aubrac a réuni son assemblée générale le 15 mai à Lavastrie.
L'Upra aubrac a réuni son assemblée générale le 15 mai à Lavastrie.
© L'Union du Cantal
Les adhérents de l'Upra aubrac se sont retrouvés en assemblée générale le 15 mai à Lavastrie. La  réunion a d’abord permis de faire un point financier. “Nous sommes à une situation quasi identique à celle de l’année précédente”, a indiqué le directeur Jacques Renou. Le fonctionnement et l’apport de subventions, ainsi que l’activité à l’export compensent les déficits importants enregistrés sur les manifestations : -16 966 euros sur le Salon de l’agriculture, -11 939 euros pour Cournon et l’équilibre pour le concours national qui mobilise tout de même un budget de plus de 110 000 euros. La station raciale enregistre elle aussi un déficit de -11 877 euros. “Il est hors de question de penser exister en parfaite autonomie, sans recherche de subventions, si nous voulons une action réelle sur le terrain”, commentait le président Henri Peyrac. L’Upra attend d'ailleurs les nouvelles modalités du futur contrat de plan Etat-région dont elle espère profiter.
Manifestations coûteuses, mais incontournables
Aussi, pour promouvoir la race et accompagner sa montée en puissance, l’Upra restera mobilisée sur les grandes manifestations. Après une année en “service minimum”, manière de dénoncer l’orientation prise par le Salon de l’agriculture, l’aubrac reprendra toute sa place porte de Versailles en février prochain. L’objectif étant d’annoncer le grand rendez-vous du concours national prévu en 2008 dans le cadre du Sommet de l’élevage. Dans son rapport, le président Peyrac a aussi parlé génétique. “L’enregistrement de données justes nous permettra, en collaboration avec l’Institut de l’élevage, de Bovins croissance et de l’implication des éleveurs, de donner plus de cohérence à nos indexations. Nous devons également isoler et évaluer les problèmes concernant nos critères de sélection spécifiques dans l’indexation de nos reproducteurs”. Le président souhaite aussi une gestion de l’insémination artificielle (+ 10 % par an) la plus rigoureuse possible, en terme de coût par exemple, pour permettre la meilleure diffusion du progrès génétique. Côté marché, 2006 a été une année “exceptionnelle” pour la valorisation des produits aubrac et croisés charolais, tant sur le plan des reproducteurs avec la mise en place du GIE que sur le marché italien. Un marché italien pour lequel l’embellie a cependant été de courte durée avec aujourd’hui des prix très bas, particulièrement sur les mâles repoussés aubrac. “Nous devons sur ce point trouver des solutions pour ne pas subir davantage les assauts du marché”, note Henri Peyrac. Une baisse durable entraînerait une chute de la progression raciale sur le territoire et par voie de fait une chute des cours des femelles reproductrices”.
Rigueur et vigilance
Enfin, conformément à la nouvelle loi d’orientation agricole, l’Upra aubrac va devoir comme tous ses collègues des autres races se transformer en Organisme de sélection (OS). Cela entraînera peu de modification dans le fonctionnement ou la représentation des différents partenaires, ont expliqué les responsables de la structure. Toutefois, le président de l’aubrac s’étonnait en assemblée générale de l’absence des races bovines et particulièrement des races rustiques dans la nouvelle Interprofession génétique française. “Comment ferons-nous entendre notre voix dans le nouveau dispositif génétique français ?”, interrogeait-il.

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