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Une année satisfaisante pour Celmar

La Celmar a fait le bilan de l’année 2018.

Le 28 juin dernier la coopérative Celmar tenait son assemblée générale à Le Grand-Bourg.
En introduction, son président Jean-Christophe Dufour a rappelé l’importance du collectif dans les difficultés auxquelles ont dû faire face les éleveurs en 2018. La trésorerie, la météo et les mouvements sociaux de fin d’année ont mis à mal la situation des agriculteurs, sans oublier les attaques des mouvements animalistes, mettant « en exergue les mauvaises pratiques de quelques uns » afin de les généraliser à l’ensemble du métier. Sur le climat, il s’inquiète pour la saison 2019, après une année 2018 fortement marquée par la sécheresse. « La gestion de l’eau est un de nos nouveaux défis, il nous faut travailler de concert avec [les chambres d’agriculture et le Conseil régional] pour trouver des solutions pour l’abreuvement de nos animaux et la sécurisation de notre autonomie alimentaire. » Le changement des modes de consommation de la viande est aussi un point important pour M. Dufour. Les consommateurs mangent moins de viande mais recherchent la qualité et la traçabilité. Il s’est félicité que la Celmar ait fait très tôt le choix des filières labellisées, un choix gagnant puisque le label bœuf a augmenté ses volumes de 5 % pendant que ceux de la viande en général baissait, preuve que les labels, et notamment le Label Rouge, sont des valeurs refuges pour des consommateurs facilement inquiétés par le contenu de leur assiette. Un bon moyen de maintenir cette progression est la communication directe auprès des consommateurs. En ce sens de nombreuses animations ont été menées par les éleveurs et portent leurs fruits.

Un bon bilan
Du côté des chiffres, 2018 a été un bon cru, avec un chiffre d’affaire de 63 M€, un résultat de 551 000 euros et une trésorerie proche de l’équilibre. Avec 40 700 têtes vendues, l’année a été prolifique (+2 %). Cette progression est particulièrement visible en vaches de boucherie, en hausse de 14 % avec 5 300 têtes. Cette progression, du meilleur effet sur les comptes, n’est cependant pas forcément la meilleure des nouvelles pour deux raisons. D’une part la sécheresse a pu pousser certains éleveurs à décapitaliser, faute d’avoir la certitude pouvoir nourrir ces animaux. D’autre part, l’évolution de l’âge limite des animaux labellisables (10 ans) a accéléré la réforme d’une partie du cheptel.
Du côté des reproducteurs l’année a été bonne puisque 2 000 animaux ont été vendus, dont 530 mâles. Les deux ventes de Malonze, au printemps et à l’automne, et la vente Gevial ont vu partir la totalité des taureaux proposés.
2018 a été marquée par l’extension de la zone de reconnaissance de la coopérative, partiellement ou en totalité, sur les départements de la Dordogne, de la Charente, des Deux-Sèvres, de la Vienne, de l’Indre et Loire, de l’Indre, du Cher, de l’Allier et du Puy-de-Dôme. Cette extension a permis l’adhésion de nombreux apporteurs qui ne pouvaient auparavant pas bénéficier de la totalité des services de la coopérative.

Des projets plein la tête
Que ce soit au niveau de la coopérative ou au niveau du groupe Celmar, les projets foisonnent pour les mois et années à venir. Les opérations de communication vont continuer à se développer.
Au niveau du site de Malonze, le chantier avance et un nouveau centre d’allotement sera mis en service au printemps 2019. Ce centre a été spécifiquement étudié pour faciliter le lien avec l’aval et les abattoirs. Des cases permettront un séjour des animaux quand nécessaire, un système de brumisation des animaux est également prévu. La sécurité, le bien-être animal et celui des agents n’ont pas été oubliés et ont servi de base à la réflexion sur les nouveaux aménagements.
Au niveau du groupe, c’est sur l’abattoir de Montmorillon que les investissements les plus importants se portent à l’heure actuelle, avec une vaste opération visant à très fortement moderniser les chaînes, toujours dans l’esprit du respect bien-être animal mais aussi de celui des salariés, car force est de constater que le recrutement dans ce domaine se fait de plus en plus compliqué compte tenu de la pénibilité du travail.
Concluant l’assemblée sur la volonté de toujours mieux valoriser la production des adhérents, M. Dufour a convié chacun à se rafraîchir avant un dîner très chaleureux.

Les paillettes Celmar font briller la limousine
En reproduction, 2018 a été l’année de Mack-Celmar. Ce taureau, prix du meilleur reproducteur à Lanaud a largement répondu aux attentes avec déjà plus de 200 veaux nés, confirmant les facilités de naissance. 1 000 doses ont déjà été vendues aux adhérents Celmar et 500 doses à l’export par Interlim. Il a été vendu à l’automne dernier. Ce pari gagnant a permis un nouvel investissement : la coopérative a acheté au printemps dernier le taureau Nelson et l’a rebaptisé Nel-Celmar. Nel-Celmar est en encore en période de test, mais tous les signaux sont au vert et ses premières paillettes devraient être disponibles aux adhérents de Celmar à l’automne.

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