Aller au contenu principal

Une année record pour les transactions foncières

Le 23 juin dernier à l'occasion de son assemblée générale, la Safer Nouvelle-Aquitaine tirait le bilan d'une année record pour le marché foncier régional. Également au coeur de l'actualité, le renouvellement des générations et le plan stratégique 2022-2025.

© P. Dumont

L'année 2021 aura été une année record pour la Safer. Après une année 2020 perturbée par la covid-19, le marché foncier néo-aquitain est en plein essor avec une augmentation de 20 % en moyenne sur tous les marchés au niveau des surfaces et +36 % en valeur. Si le m² de terre agricole n'a pas augmenté, ce dernier chiffre traduit une hausse des ventes de terrains bâtis et donc du marché des maisons à la campagne. Cette tendance observée fin 2020, conséquence directe de la crise sanitaire, se poursuit donc de plus belle. Si la majeure partie des acquéreurs sont originaires de la région, on note une très forte augmentation des acquéreurs de région parisienne (+94 %) et des autres départements (+72 %). Les départements les plus recherchés : la Dordogne, la Charente et la Vienne. Le marché forestier connaît lui aussi une forte progression avec une hausse des transactions de 27 % (+18 % de surfaces, +98 % en valeur). Là encore, les surfaces possédant du bâti sont en cause. Le foncier agricole, dynamisé par la reprise économique globale, connaît une augmentation des surfaces mises en marché et des transactions (+23 %). 85 347 ha ont été cédés en 2021 pour 1,415 milliard d'euros. Le marché des vignes est particulièrement dynamique (+24 % des transactions, +38 % des surfaces, +53 % en valeur).
Les responsables de la SaferNA sont également revenus sur le marché des parts sociales, constatant la stabilisation des notifications. À noter que l'adoption de la Loi Sempastous sur la régulation du foncier en décembre 2021 confère à la Safer une mission de contrôle administratif des transactions. Le but : s'assurer que les cessions partielles de parts sociales ne dépassent pas un seuil d'agrandissement significatif pour éviter l'accaparement des terres par des sociétés foncières et d'exploitation. En cas de fraude l'acte de cession sera déclaré nul. Cette nouvelle loi devrait aussi profiter à l'installation. Actuellement 46 % des surfaces attribuées par la SaferNA, soit plus de 7 300 ha, le sont pour des installations. À noter que l'an passé, 3 642 candidatures ont été étudiées.
Les responsables en ont profité pour rappeler les nombreux outils mis en place pour accompagner l'installation des jeunes : stockage et portage de foncier, assurance fermage, ... En 2021, la SaferNA a procédé à 1 934 acquisitions pour une surface de 16 397 ha. Seules 148 préemptions ont été exercées pour 811 ha, soit 0,21 % du marché foncier notifié. En outre, la plupart des acquisitions concernent des surfaces de moins de 10 ha.
Enfin, l'année 2021 a été celle d'un travail partenarial pour construire le Plan Stratégique 2022-2025. Tous les acteurs du territoire participant aux comités techniques ont été consultés pour partager vision et enjeux du terrain au service des territoires et pour les années à venir. Les constats sur la nécessité de mettre l'accent sur l'installation, la vigilance sur l'artificialisation des sols et la préservation de l'environnement sont unanimes. Pour y répondre, Patrice Coutin, président de la SaferNA résume l'objectif en deux mots « jouons collectif ». Un message qui devrait être répété tout au long de l'année, notamment au cours des douze conférences organisées dans les 12 départements.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière