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Une activité qui se maintient dans une conjoncture porcine morose

Le Groupement des Éleveurs de Porcs Velay-Auvergne (Gepva) et sa filiale SAS Porc Velay Auvergne (PVA) étaient en assemblée générale le 16 avril à Coubon. 

Adhérents et partenaires du GEPVA et de la SAS PVA étaient au rendez-vous à Coubon.
Adhérents et partenaires du GEPVA et de la SAS PVA étaient au rendez-vous à Coubon.
© HLP

34 903 porcs commercialisés

En 2025, le GEPVA a commercialisé 34 903 porcs, soit une activité en légère hausse (+5,1 %) par rapport à 2024, où 33 221 porcs ont été vendus. Un dynamisme principalement porté par la commercialisation de porcelets 25 kg et les porcs charcutiers. Côté conjoncture, le président du groupement, Dominique Chalendard, décrit une situation « très moyenne au premier semestre » qui a « laissé la place à un deuxième semestre très morose », marqué par la chute des cotations (1,41 €/kg). Une situation qu’il explique par un volume de production important sur le marché européen, en raison de l’apparition de la FPA (Fièvre Porcine Africaine) en Espagne et de la fermeture des marchés asiatiques.

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Production certifiée « Le Porc Français »

Avec des coûts de production qui atteignent 1,75 €/kg, les équilibres économiques des élevages se détériorent, alors que l’amélioration saisonnière des prix du porc tarde à arriver. 

« Cette amélioration est pourtant absolument nécessaire pour que les élevages retrouvent de la rentabilité », affirme Dominique Chalendard

La coopérative est impactée par cette mauvaise conjoncture (impact sur la marge brute) et par des impayés émanant de certains de ses clients. C’est pourquoi le GEPVA, qui travaillait jusqu’alors en confiance avec ses clients, a décidé d’adopter un mode de gestion plus rigoureux. Notons que la totalité de la production mise en marché par le GEPVA est certifiée « Le Porc Français », à la suite des audits concluants réalisés en interne, en partenariat avec Qualiteam.

 

La filiale du GEPVA, la SAS Porc Velay Auvergne (PVA), réunit 2 sites : celui de Mazeyrat-d’Allier (avec fabrication d’aliments) et celui de Montagnazet à Saint-Jean-de-Nay. En 2025, la SAS a vendu 9 051 animaux. Depuis août 2025, la moitié de sa production est dirigée vers un adhérent de la coopérative sous forme de nourrains de 90 kg. Il reste à valoriser les 50 % restants auprès d’autres marchés rémunérateurs. Le site de Mazeyrat-d’Allier est concerné par la directive européenne IED sur les émissions industrielles, en raison de l’abaissement des seuils

« Il nous appartient de mieux maîtriser les coûts de fonctionnement et de valoriser la production dès aujourd’hui pour conserver cet outil », a indiqué Dominique Chalendard.

La coopérative a intégré le risque lié à la FPA, qui représente une menace sérieuse pour l’économie de cette filière. « Notre situation est très fragile, compte tenu de la proximité de zones infectées chez nos voisins allemands, italiens et espagnols, et de la non-maîtrise de la faune sauvage », a indiqué le président. Il mentionne la réalisation d’audits biosécurité via l’application Pig Connect chez tous les adhérents. Il insiste sur la nécessité de traiter les non-conformités relevées : « De ceci dépend notre existence même. En cas de crise avérée, seuls les mouvements d’animaux issus de sites conformes seront autorisés. »

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Un plan d’action actualisé pour 2027

Le renouvellement des générations d’éleveurs de porc reste une priorité pour le GEPVA, qui intervient pour rendre le métier attractif

« La prise en charge de la moitié des frais initiaux (dossiers ICPE, permis de construire), les cautionnements et le doublement des prêts fonds de développement régionaux (pour un investissement en truies) sont les premières actions dans ce sens. »

Dans un environnement en mutation, le conseil d’administration de la coopérative projette de lancer une réflexion pour définir de nouveaux objectifs stratégiques et mettre en œuvre un plan d’action actualisé pour 2027.

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