Installation Un stage très formateur

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Jérémy Chaussinand est installé depuis janvier 2021. Crédits : © © JA43

Jérémy Chaussinand, bientôt 24 ans s'est installé le 1er janvier 2021 sur le Gaec Le bleu du Lac avec sa mère et sa tante au Bouchet St Nicolas. Les 3 associés élèvent 55 vaches laitières (320 000 L de lait livrés à Sodiaal) et entre 35 et 40 génisses sur une SAU de 135 ha (25 ha de cultures -orge, blé, triticale, seigle, méteil-, 4 ha de lentilles, 40 ha de prairies temporaires et 70 ha de prairies permanentes).
Après son BTS ACSE par alternance effectué sur l'exploitation familiale, Jérémy ne disposait pas de suffisamment de surface pour intégrer le Gaec. Il est alors devenu salarié du Gaec en attendant de trouver du terrain disponible. Le jeune homme en a profité pour débuter son parcours à l'installation et c'est en discutant avec deux collègues qui travaillaient au Service de Remplacement (SR) et en s'informant auprès du PAI (Point accueil installation) de la Chambre d'agriculture qu'il a découvert la possibilité de faire un stage à l'installation au sein de cette structure. "J'avais le choix entre un stage dans une exploitation, qui se limitait à la découverte d'une seule structure et sans rémunération et intégrer le SR où le stage était rémunéré. J'ai opté pour ce deuxième choix et j'ai même attaqué 15 jours avant pour effectuer la tonte des brebis sur une exploitation à Saugues et j'ai rallongé mon stage sur 4 mois car tout se passait bien et c'était très intéressant pour moi".

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Découverte de 8 exploitations
Au final, au lieu de deux mois (à mi-temps), Jérémy Chaussinand a fait 4 mois de stage de février à mai 2020 au sein du SR. Un stage qui a été pour lui très enrichissant sur le plan professionnel puisqu'il est intervenu sur 8 exploitations laitières (en lien avec son projet d'installation). "Sur 4 fermes, j'ai entièrement remplacé le chef d'exploitation. C'était donc multi-tâches : traite, mélangeuse, paillage des vaches, clôtures de parcelles, entretien du matériel... Il fallait être autonome voire décisionnaire selon les cas... Je suis également intervenu sur d'autres exploitations pour des activités ponctuelles comme la tonte... C'était donc un stage très formateur ! Je trouve très important de voir de nouvelles façons de travailler car cela permet forcément de s'améliorer. Lorsqu'on voit comment le travail se passe ailleurs, c'est beaucoup plus facile de gérer chez soi ensuite...".
Grâce à ce stage, le jeune éleveur a eu l'occasion de voir différentes salles de traite et a pu comparer les pratiques en matière de pâtures, d'alimentation du cheptel et d'aménagement des bâtiments. Des d'expériences qui l'ont aidé à faire ses choix lors de son installation. "Ainsi pour notre projet de construction de salle de traite encore en cours, je me suis aperçu qu'une  2x7 était réalisable...» Et en matière de changement climatique : "j'ai vu les variétés et les mélanges qui fonctionnaient bien, c'est notamment le cas du foin de Luzerne...". "Le stage à l'installation a été une expérience très positive. C'est agréable lorsque tout le monde (agriculteur, SR et agent) y met du sien" ajoute-t-il.
 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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