« Un regard extérieur, neutre et professionnel sur nos bâtiments agricoles »
À Saint-Didier-sur-Doulon, un couple d'éleveurs a fait estimer les bâtiments agricoles de son exploitation par le service bâtiment de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire. Un premier pas vers la transmission.
À Saint-Didier-sur-Doulon, un couple d'éleveurs a fait estimer les bâtiments agricoles de son exploitation par le service bâtiment de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire. Un premier pas vers la transmission.
Transmission de l’exploitation laitière
À respectivement 61 ans et 57 ans, Daniel et Christine Jourde, associés au sein d'un Gaec entre époux, entrent dans une phase de transmission de leur exploitation laitière de 45 vaches à Moissac-Bas sur la commune de St Didier sur Doulon. Aucun de leurs deux enfants n'ayant souhaité reprendre, leur fille travaille dans le domaine médical et leur fils dans un CAT, Daniel s'est rapproché du service installation-transmission de la Chambre d'agriculture, puis du service bâtiment en vue de faire estimer ses bâtiments agricoles.
Expertise du service bâtiment
Entre-temps, Daniel et Christine sont entrés en contact avec un jeune situé sur leur secteur et qui cherchait à reprendre une exploitation. Une aubaine, notamment pour Daniel, qui pourrait prendre sa retraite dès février 2027. « Pourquoi continuer, si notre ferme intéresse un jeune ? » indique-t-il. Or, pour transmettre, il est nécessaire d'établir la valeur globale de l’exploitation agricole, qui tient compte des éléments fonciers, des bâtiments, des matériels, des cheptels, des stocks, des parts sociales, des contrats...
Concernant les bâtiments, les Jourde ont fait appel à l’expertise du service bâtiment de la Chambre d'agriculture.
Un dossier complet et détaillé accompagné de l'estimation
Le conseiller bâtiment s'est rendu sur place afin d'estimer les 3 bâtiments du Gaec des Fontilles : une stabulation de 42 logettes paillées construite en 1998 et transformée en 2005, une étable entravée de 32 places qui date des années 1970 et agrandie en 1988 (aujourd’hui dédiée aux génisses) avec une grange à proximité immédiate, et un bâtiment de stockage de 400 m² pour le matériel et le fourrage, construit en 2010.
« Le conseiller a minutieusement inspecté les 3 bâtiments ; il a pris des mesures, des photos, a vérifié l’état des aménagements intérieurs, la capacité de leurs 2 fosses à lisier et de leur fumière. C'est du travail sérieux ! » indique Daniel Jourde. Quelques jours plus tard, l’éleveur a reçu le compte rendu, « un dossier complet et détaillé accompagné de l’estimation de la valeur de chacun des bâtiments. Figure également dans ce compte rendu une petite liste d’évolutions à envisager à destination du futur repreneur ».
Grâce à cet œil extérieur et surtout neutre, Daniel et Christine ont eu la confirmation que leurs bâtiments étaient globalement fonctionnels et plutôt en bon état.
Une estimation professionnelle
Quant à l’estimation, Daniel la juge convenable. « Le conseiller m'a expliqué qu'il fallait éviter de surestimer la valeur des bâtiments pour faire en sorte que les repreneurs potentiels puissent acheter. Il a estimé au mieux nos bâtiments. De notre côté, nous ne connaissons pas la valeur réelle de nos propres bâtiments. Il fallait donc faire appel à un professionnel qui a l'habitude de ce genre de mission. Ce fut un soulagement pour moi, car j'avoue que j'appréhendais un peu cette phase. Le conseiller bâtiment est même prêt à rencontrer le potentiel repreneur pour faire le point avec lui sur les bâtiments ».
Une estimation professionnelle a un coût, mais elle est souvent perçue comme plus fiable et objective par les deux parties prenantes.
Un stage de parrainage en perspective
Daniel tient tout particulièrement à transmettre sa ferme à un repreneur. « C'est une entreprise familiale, avant moi c'était mon père qui la gérait... C'est pourquoi je ne tiens pas à ce qu'elle serve à l’agrandissement d'autres exploitations. Je serais content que l’activité se poursuive après moi. De notre côté, nous sommes grands-parents, il est temps pour nous de profiter de nos petits-enfants et pourquoi pas de faire quelques voyages ».
Avant de reprendre cette ferme, le jeune repreneur doit effectuer un stage de parrainage sur le Gaec des Fontilles : une période test qui permettra à tous de tester et valider leurs choix.
Avec un troupeau adhérent à Haute-Loire Conseil Élevage et des vaches à 6500 litres de lait, Daniel et Christine ont une belle entreprise laitière à transmettre. « La personne qui va reprendre pourra produire du lait tout de suite et être payée le mois suivant ».