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Intempéries
Un protocole collectif pour aider les agriculteurs sinistrés

La chute de grêle du 25 août a dévasté les toitures d'une trentaine de bâtiments agricoles et des parcelles de maïs dans l'est du département. Les agriculteurs sinistrés étaient rassemblés le 1er septembre à St Victor Malescours.

Le 1er septembre, la FDSEA, les JA et la Chambre d'agriculture ont réuni les agriculteurs impactés par la grêle  au Gaec de Montebello dont les toitures de deux bâtiments ont été percées.
Le 1er septembre, la FDSEA, les JA et la Chambre d'agriculture ont réuni les agriculteurs impactés par la grêle au Gaec de Montebello dont les toitures de deux bâtiments ont été percées.
© © HLP

Vendredi 25 août après-midi, un orage de grêle a laissé des traces sur l'Est du département. Un territoire d'une dizaine de communes, de Monistrol/Loire à Riotord et de Montfaucon à St Didier en Velay, a subi les assauts d'une chute de grêle mémorable par l'intensité et la taille des grêlons. Car ce ne sont pas de simples boules de grêle bien rondes qu'ils ont vu tomber du ciel, mais des blocs de glace ! "Des amas de plusieurs grêlons aux formes parfois anguleuses et de la taille d'une balle de ping-pong voire d'une balle de tennis, sont tombés bien droit pendant 15 minutes et ont percé mes deux toitures en fibro-ciment" témoigne Daniel Blachon, l'un des 4 associés du Gaec de Montebello (production laitière et poules pondeuses sur 73 ha de SAU) à St Victor Malescours. A côté de lui, d'autres agriculteurs, qui ont vécu exactement la même mésaventure, ont répondu à l'invitation de la FDSEA, des JA et de la Chambre d'agriculture le 1er septembre dernier. Une rencontre, organisée dans l'un des bâtiments grêlés du Gaec de Montebello, pour recenser les dégâts et les besoins des agriculteurs sinistrés et proposer des solutions, si possible collectives, à leurs problématiques.
Pour répondre à leurs questions, l'administration représentée par Jean-Pierre Chaput, chef du service économie agricole et développement rural à la DDT, et les assurances (Groupama et Pacifica - filiale du Crédit Agricole 42-43) avaient fait le déplacement ainsi que le maire de la commune, qui a témoigné des énormes dégâts recensés sur son territoire, et celui de St Pal de Mons.

Attention amiante !
Pour le président de la FDSEA, Claude Font, il s'agit en premier lieu de recenser l'ensemble des bâtiments agricoles et des cultures (maïs) impactées, et de remplacer ces toitures en fibro-ciment qui ont été littéralement percées par la grêle. Et sur ce point, une problématique se pose, celle de l'amian-
te ; un matériau interdit depuis 1997 et qui fait l'objet d'une réglementation stricte (diagnostic amiante ; retrait obligatoire par des professionnels certifiés...)
Se pose alors de multiples questions dans l'assistance... "Les délais d'attente des entreprises qui vont intervenir sur les toits, le problème de la disponibilité et des prix des matériaux achetés dans l'urgence et enfin quelle couverture doit-on remettre sur les toits ? Du bac acier, qui semble moins sensible à la grêle, ou du fibro-ciment ? On sait déjà que la vétusté des bâtiments n'a pas joué, puisque des neufs comme des vieux ont été touchés par la grêle du 25 août" souligne Gilbert Guignand, président de la Chambre d'agriculture régionale et agriculteur sur le secteur.
Christian Gouy, responsable professionnel FDSEA, rappelle quant à lui que les délais de chantier sont parfois très longs, ce qui conduit le groupe d'agriculteurs à réfléchir aux solutions d'urgence ; ainsi pour pallier au plus pressé et protéger au maximum ce qu'il y a sous la toiture (animaux, fourrages, matériels) et éviter l'aggravation des dégâts, les agriculteurs peuvent avoir recours à des bâches ou à des rustines, qui semblent fonctionner plutôt bien d'après l'expert Groupama, Serge Vincent.

Nouvelle couverture
Les toitures étant à remplacer sur ces bâtiments sinistrés, c'est le moment de réfléchir à une nouvelle couverture. Le Bac acier semble être un matériau intéressant, mais à condition qu'il soit de bonne qualité. "Attention à la qualité du bac acier que vous achetez ; si, par la suite, vous installez des panneaux solaires dessus, il vous faudra du 63 centièmes" prévient Jean-Julien Deygas, élu Chambre d'agriculture.
Pour Virginie Nabaline, conseillère au service bâtiment de la Chambre d'agriculture, "c'est le moment de réfléchir à l'amélioration de sa couverture et en la matière chaque cas est unique. Si vous optez pour du bac acier, mieux vaut penser à isoler la partie qui se trouve au-dessus des animaux... Sachez qu'il existe des aides de l'Etat pour le désamiantage et des subventions sont possibles lors d'un changement de toitures. N'hésitez pas à solliciter notre service".
L’assistance s’interroge aussi sur le coût relatif à ces dégâts en lien avec le désamiantage (les assureurs conseillent de faire réaliser au moins deux devis), la franchise de l'assurance, la vétusté des bâtiments, des toitures...

Parole aux assureurs
Les assureurs étaient au rendez-vous avec Groupama, représenté par la présidente départementale Marie-Paule Soulier, Sandrine Goudard-Col, responsable institutionnelle et Serge Vincent, inspecteur Sinistre AuRa, et Pacifica représenté par Jean-Claude Massebeuf administrateur du Crédit Agricole Loire Haute-Loire. En ce qui concerne l'indemnisation émanant des assurances, elle dépend des contrats signés par les agriculteurs. "Toutefois, la procédure est la même pour tous", rappelle Serge Vincent (voir encadré).
Les deux assureurs ont mis en garde les agriculteurs sur le passage dans les fermes sinistrées d'éventuels experts d'assurés "qui travaillent surtout pour leur propre intérêt et qui peuvent occasionner des retards dans les dossiers en cours".
A l'issue de ce temps d'échanges, les organisateurs ont décidé de mettre en place un protocole collectif en vue d'aider les agriculteurs sinistrés dans leurs démarches via un appui administratif et l'achat groupé de matériaux.
 

 

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