Aller au contenu principal

Un prêt pour les installations hors cadre DJA

De gauche à droite : M. François Girard et M. Daniel Gaumet, co-présidents d'Initiative Creuse, M. Jean-Philippe Viollet, président de la chambre d'Agriculture de la Creuse, et M. Jean-Pierre Raynaud, vice président du Conseil régionale Nouvelle-Aquitaine en charge de l'agriculture.
De gauche à droite : M. François Girard et M. Daniel Gaumet, co-présidents d'Initiative Creuse, M. Jean-Philippe Viollet, président de la chambre d'Agriculture de la Creuse, et M. Jean-Pierre Raynaud, vice président du Conseil régionale Nouvelle-Aquitaine en charge de l'agriculture.
© HC

Chaque année, une part plus ou moins importante des installations en agriculture concerne des exploitants qui ne sont pas éligibles à la DJA, soit parce qu'ils ont atteint la limite d'âge, soit parce qu'ils n'ont pas les bons diplômes. En 2010, le réseau Initiative Périgord a décidé d'étendre aux agriculteurs ses prêts accordés aux artisans et commerçants, avec l'appui de la Chambre d'Agriculture de la Dordogne. « Les agriculteurs sont des porteurs de projets et des entrepreneurs comme les autres, ils ont toute leur place dans cette démarche » explique Jean-Pierre Raynaud, vice-président du Conseil régional et à l'époque président de la chambre d'agriculture de Dordogne.
Ce prêt d'honneur est un prêt à 0 % pouvant aller jusqu'à 20 000 euros et remboursable jusqu'à 7 ans (en moyenne 16 000 euros). Grâce au succès de l'opération en Dordogne, il a été décidé de l'étendre à toute l'ancienne région Aquitaine en 2015, puis à la Nouvelle-Aquitaine en 2016, avec l'objectif d'accompagner 150 installations par an.
L'inclusion des agriculteurs dans la démarche était d'autant plus évidente que l'agriculture et l'agro-alimentaire sont le premier secteur économique de la région.

Une première régionale
Ce vendredi 18 novembre avait donc lieu le premier comité d'attribution du prêt en dehors de l'ancienne région Aquitaine, à Guéret. Ce comité a étudié les dossiers de 3 exploitants : 2 qui avaient dépassé la limite d'âge pour la DJA et un qui n'avait pas le bon diplôme. En chèvres, en polyculture-élevage ou en céréales bio, chacun a obtenu le prêt de 20 000 euros. Cette somme leur permettra, selon leurs projets, d'alléger leurs dettes, d'acheter du cheptel ou d'avoir un apport de trésorerie. Cet apport n'est pas négligeable, puisque notamment pour l'un d'entre eux, c'est l'équivalent de 20 % du coût de son installation qui rentre dans ses finances.

Un accompagnement bienveillant
MM. Gaumet et Girard, co-présidents d'Initiative Creuse, ont rappelé que ce prêt a pour objectif de faire vivre le territoire. Chaque dossier est soigneusement étudié afin de limiter les risques, le demandeur suit une formation et bénéficie d'un accompagnement, notamment par l'entremise d'un parrain, à qui il peut poser toutes ses questions.
Chacun des nouveaux installés a pu constater la rapidité de la procédure et du traitement de son dossier. Pour l'un d'eux, un mois aura suffi entre le moment où il a été contacté par la Chambre d'agriculture et son passage en comité d'agrément. Les prochains comités auront lieu régulièrement selon le flux de dossiers à étudier.
Si vous souhaitez vous installer et que vous n'avez pas droit aux DJA, vous pouvez prendre contact avec la Chambre d'agriculture ou la plate-forme « Initiative » de votre département.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière