Aller au contenu principal

Un fonds exceptionnel de soutien face aux intempéries hivernales

Lors de sa première séance plénière de 2026, le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a validé la création d’un fonds exceptionnel de soutien suite aux inondations. Doté de 3 M€ celui-ci viendra conforter les aides de l’État liées à la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.

© Sébastien Blanquet-Rivière

De gros dégâts suite aux intempéries

Les intempéries de l’hiver 2026 et notamment les tempêtes Nils et Pedro des 12 et 19 février ont durement éprouvé la Nouvelle-Aquitaine. Au niveau agricole, les dégâts sont nombreux : inondations, terrains impraticables, arrachage de serres, matériel endommagé… Face à cette situation, l’État a pris un arrêté accéléré de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle le 24 février. Les habitants et entreprises des communes reconnues victimes pourront donc bénéficier d’indemnisations par leurs assurances. Au niveau néoaquitain, le conseil régional a décidé de compléter cette reconnaissance par un dispositif ad hoc. « la Région a souhaité contribuer à la solidarité territoriale en créant un fonds régional exceptionnel », précise Alain Rousset, président du conseil régional. « Ces aides à la reconstruction et au redémarrage des activités ne doivent pour autant ne pas faire oublier la nécessaire et indispensable adaptation de l’action publique au changement climatique ».

Un fonds de soutien régional de 3 M€

Le fonds régional voté le 2 avril est doté de 3 millions d’euros dont 35 % destinés aux entreprises, aux commerces, aux TPE‑PME, aux maraîchers pour leur permettre de redémarrer leur activité. Dans les communes reconnues en état de catastrophe naturelle, la Région pourra accompagner les entreprises sinistrées pour la remise en état des locaux, équipements et stocks, ainsi que pour les petits investissements nécessaires au redémarrage. Pour l’agriculture, si l’indemnisation des dégâts relève de la compétence de l’État, une attention particulière sera portée aux plus petites exploitations maraîchères (de 0,5 à 3 ha), non couvertes ou insuffisamment par les dispositifs nationaux, et qui doivent reconstituer leur outil de production en urgence. Pour cela, le cahier des charges de l’appel à projets régional dédié au maraîchage dans le cadre du Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitations Agricoles (PCAE) sera ajusté en élargissant les conditions d’éligibilité à tous les demandeurs dont les sièges d’exploitation sont situés dans une zone reconnue. Cette aide permettra de soutenir les investissements de ces petites exploitations fragilisées : abris froids (structures hautes) - extensions, constructions, rénovations - protections, équipements et matériels de culture…

En creux, la question de la gestion de l’eau

Au-delà de la réponse à cette situation d’urgence, la Région indique que le travail engagé avec la communauté scientifique et les agences de l’eau doit se poursuivre. Plusieurs sujets sont évoqués : quel rôle des collectivités territoriales dans la gestion des risques, quels instruments économiques (assurances et mutualisation du risque ; coût / bénéfice des politiques de prévention ; financement des infrastructures de protection…), quelles trajectoires d’adaptation, quelles échéances…

d’après communiqué

Les plus lus

En 2010 et 2015, les éleveurs avaient déjà bloqué les sites du groupe Bigard.
Les éleveurs de viande bovine vont bloquer les abattoirs du groupe Bigard

Trop c'est trop. Face à la baisse continue des cours en viande bovine, les éleveurs ont décidé de passer à l'action. Ils…

Portrait Mickaël Clarissou : l’éleveur limousin qui sculpte l’avenir de son troupeau

Éleveur passionné au GAEC Clarissou situé à la Croix du Don près de Saint-Paul, Mickaël perpétue avec son frère Jérôme un…

groupe de personnes devant une retenue collinaire d'eau
La FDSEA et les JA ont convaincu le préfet de l’intérêt des réserves d’eau collinaires

En visite à Quézac, le préfet du Cantal s’est dit favorable aux réserves d’eau, devant l’installation d’une exploitation qui…

Théo Mialon, éleveur à Moissat, aux côtés de Viking, un taureau qui devrait partir en concours dès septembre 2026.
Installation : Théo Mialon, l'élevage charolais en héritage

À seulement 24 ans, Théo Mialon a déjà tout d’un agriculteur accompli. Installé depuis novembre 2022 sur l’exploitation…

Conditions d'attribution, calcul des ressources, recours sur succession : la MSA Auvergne fait le point sur un dispositif qui préserve spécifiquement l'outil de travail des agriculteurs.
L’ASPA, un coup de pouce méconnu pour les retraites agricoles modestes

Complément de revenu destiné aux retraités les plus modestes, l’ASPA reste largement sous-utilisée par les exploitants…

Lionel Chauvin, Président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme, et Marie-Anne Marchis, Vice-présidente en charge du tourisme, des Grands Sites et de l'UNESCO, ont inauguré l’Échappée volcanique, le nouvel itinéraire de cyclotourisme
L'Échappée volcanique : le nouvel itinéraire vélo de 110 km dans la Chaîne des Puys

Cet été, le Département du Puy-de-Dôme invite les amateurs de cyclotourisme à découvrir l’Échappée volcanique, un itinéraire…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière