Un fonds exceptionnel de soutien face aux intempéries hivernales
Lors de sa première séance plénière de 2026, le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a validé la création d’un fonds exceptionnel de soutien suite aux inondations. Doté de 3 M€ celui-ci viendra conforter les aides de l’État liées à la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
Lors de sa première séance plénière de 2026, le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a validé la création d’un fonds exceptionnel de soutien suite aux inondations. Doté de 3 M€ celui-ci viendra conforter les aides de l’État liées à la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
De gros dégâts suite aux intempéries
Les intempéries de l’hiver 2026 et notamment les tempêtes Nils et Pedro des 12 et 19 février ont durement éprouvé la Nouvelle-Aquitaine. Au niveau agricole, les dégâts sont nombreux : inondations, terrains impraticables, arrachage de serres, matériel endommagé… Face à cette situation, l’État a pris un arrêté accéléré de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle le 24 février. Les habitants et entreprises des communes reconnues victimes pourront donc bénéficier d’indemnisations par leurs assurances. Au niveau néoaquitain, le conseil régional a décidé de compléter cette reconnaissance par un dispositif ad hoc. « la Région a souhaité contribuer à la solidarité territoriale en créant un fonds régional exceptionnel », précise Alain Rousset, président du conseil régional. « Ces aides à la reconstruction et au redémarrage des activités ne doivent pour autant ne pas faire oublier la nécessaire et indispensable adaptation de l’action publique au changement climatique ».
Un fonds de soutien régional de 3 M€
Le fonds régional voté le 2 avril est doté de 3 millions d’euros dont 35 % destinés aux entreprises, aux commerces, aux TPE‑PME, aux maraîchers pour leur permettre de redémarrer leur activité. Dans les communes reconnues en état de catastrophe naturelle, la Région pourra accompagner les entreprises sinistrées pour la remise en état des locaux, équipements et stocks, ainsi que pour les petits investissements nécessaires au redémarrage. Pour l’agriculture, si l’indemnisation des dégâts relève de la compétence de l’État, une attention particulière sera portée aux plus petites exploitations maraîchères (de 0,5 à 3 ha), non couvertes ou insuffisamment par les dispositifs nationaux, et qui doivent reconstituer leur outil de production en urgence. Pour cela, le cahier des charges de l’appel à projets régional dédié au maraîchage dans le cadre du Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitations Agricoles (PCAE) sera ajusté en élargissant les conditions d’éligibilité à tous les demandeurs dont les sièges d’exploitation sont situés dans une zone reconnue. Cette aide permettra de soutenir les investissements de ces petites exploitations fragilisées : abris froids (structures hautes) - extensions, constructions, rénovations - protections, équipements et matériels de culture…
En creux, la question de la gestion de l’eau
Au-delà de la réponse à cette situation d’urgence, la Région indique que le travail engagé avec la communauté scientifique et les agences de l’eau doit se poursuivre. Plusieurs sujets sont évoqués : quel rôle des collectivités territoriales dans la gestion des risques, quels instruments économiques (assurances et mutualisation du risque ; coût / bénéfice des politiques de prévention ; financement des infrastructures de protection…), quelles trajectoires d’adaptation, quelles échéances…
d’après communiqué